Moov’in : Renault et ADA lancent leur service d’autopartage à Paris

Publié le 10 octobre 2018 à 09h00 | Mathieu PARAIN | 3 minutes

Destiné à remplacer le service Autolib’, les deux partenaires lancent leur solution d’autopartage électrique sur les 11e et 12e arrondissements de Paris ainsi que sur la commune de Clichy

Destiné à remplacer le service Autolib’, les deux partenaires lancent leur solution d’autopartage électrique sur les 11e et 12e arrondissements de Paris ainsi que sur la commune de Clichy

Aujourd’hui à 10h10 précises, Renault et son partenaire ADA lanceront la première phase de leur service d’autopartage en free-floating dans la capitale. Baptisé Moov’in.Paris, le service comptera 120 véhicules électriques répartis sur les 11e et 12e arrondissements ainsi que sur la commune de Clichy.

La transition entre le défunt service d’autopartage et de charge Autolib’ arrêté le 31 juillet dernier et les nouvelles solutions de mobilité sensées reprendre le flambeau sera longue et délicate. A commencer par les 6 200 bornes de recharge réparties sur l’ensemble de la région Ile-de-France, devenue inutilisable après le départ du groupe Bolloré, et qui reprendront partiellement du service le 1er décembre prochain.

Une bonne nouvelle en amenant une autre, Renault et ADA annoncent le lancement opérationnel de leur service d’autopartage Moov’in.Paris ce mardi 10 octobre, à 10h10. Une solution qui sera renforcée dans les prochains mois par les flottes déployées par Car2go et Free2Move.

Autopartage électrique moov'in Paris 

Sans station et sans abonnement

Attendu courant septembre, le lancement de la première phase du service a pris du retard et ne concernera cette année que les 11e et 12e arrondissements de la capitale ainsi que la commune de Clichy (Hauts-de-Seine). Au total, les deux partenaires déploieront 100 citadines Renault ZOE et 20 quadricycles urbains Renault Twizy. Pas de quoi bouleverser le paysage de la mobilité francilienne déjà fortement impacté par les difficultés du remplaçant des Vélib’ et l’arrêt du service Autolib’.

Si Renault assure la fourniture des véhicules électriques, leur maintenance et les réparations, le loueur ADA - propriété du groupe Rousselet qui compte 100 agences en Ile-de-France - se charge du SAV, de la facturation mais aussi du repositionnement et de la recharge des véhicules sur les zones concernées par le service.

Paris : 1 000 bornes de recharge Autolib’ réactivées le 1er décembre 

A partir de 3,9 euros les 10 minutes

Après Madrid, Bologne et très prochainement Stockholm, la division Mobilités du constructeur de Boulogne-Billancourt s’attaque désormais à son marché domestique. Mais contrairement aux autres villes où sa solution d’autopartage en free-floating (sans station) est proposée, la première phase de déploiement est beaucoup plus modeste. Une première étape qui, selon le Losange, est destinée à tester puis ajuster le service avant une croissance du parc en début d’année prochaine.

Contrairement au groupe Bolloré qui assurait une délégation de service public (DSP), les deux acteurs ne bénéficient d’aucune aide publique. Par conséquent, les tarifs sont plus élevés : il vous en coûtera 39 cents la minute avec une première tranche incompressible de 10 minutes ou encore 23,40 euros l’heure. Renault s’en défend en arguant que sa solution est sans engagement et peut donc être utilisée sans abonnement.

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Mathieu PARAIN

Mathieu PARAIN

Passionné par les motorisations alternatives et attentif à l’impact des normes d’émissions sur le secteur automobile, Mathieu a débuté sa carrière de journaliste en Suisse avant de rejoindre la place de marché dédiée aux véhicules électriques et hybrides.