Voiture électrique : les constructeurs multiplient les investissements

Publié le 03 avril 2017 à 06h00 | La rédaction | 4 minutes

Historiques ou plus récents, l’ensemble des constructeurs de la planète engagent des milliards d’euros dans le développement de véhicules électriques

Historiques ou plus récents, l’ensemble des constructeurs de la planète engagent des milliards d’euros dans le développement de véhicules électriques

Qu’ils soient nouveaux ou historiques, les constructeurs préparent leur grande offensive électrique. Et tous s’attendent à devoir livrer une rude bataille dans les centres de R&D et les concessions.

 

Les constructeurs se préparent à livrer bataille

Les annonces de nouveaux modèles électriques se multiplient chez les constructeurs traditionnels. Du côté des Français, Renault a lancé l’automne dernier une nouvelle version de sa ZOE baptisée Z.E. 40 et commercialisera dans les prochains mois un Kangoo Z.E. à l’autonomie étendue. Et chez l’allié Nissan, la très attendue compacte LEAF de seconde génération sera commercialisée en fin d’année. Chez PSA Groupe, on attend l’arrivée de 27 modèles électriques ou hybrides rechargeables d’ici 2023. Outre-Rhin, l’onde de choc créée par le Dieselgate a entraîné d’ambitieux plans dans le domaine de la mobilité électrique.  Sur le segment du premium, Audi prévoit ainsi de lancer trois nouveaux modèles 100 % électriques d’ici 2020. Un SUV baptisé e-tron Quattro pour commencer, suivi d’une supercar destinée à remplacer la R8 e-tron mort-née et une berline compacte cousine de la Volkswagen I.D.

Le groupe Volkswagen, devenu premier constructeur mondial en 2016 en détrônant Toyota, annonce quant à lui la mise sur le marché de 30 voitures électriques à l’horizon 2025. Une gamme complète qui, à cet horizon, devrait représenter environ 25 % des ventes globales du Konzern. Chez Mercedes, plus d’un milliard d’euros sera investi sur 10 ans afin d’étendre le réseau de production de batteries en prévision du lancement de dix nouveaux modèles électriques d’ici 2022. Un calendrier récemment resserré qui vise à concurrencer BMW dont la feuille de route en matière de voiture 100 % électrique est moins ambitieuse. Pariant sur l’hybride rechargeable, la firme de Munich lancera toutefois dès 2019 une version électrique de la MINI qui sera suivi un an plus tard du SUV familial BMW X3 « zéro émission ». Par ailleurs, une version à autonomie étendue de sa citadine BMW i3 devrait être commercialisée fin 2017.

Voiture électrique 

Des nouveaux venus très ambitieux

Aux côtés des grands constructeurs historiques, les nouveaux venus veulent aussi avoir leur part du futur marché électrique. Le pionnier Tesla a ainsi récemment réussi à lever 1,2 milliard d’euros qui vont servir à sécuriser la production de son premier véhicule électrique à large diffusion baptisé Model 3. Avec cette voiture, Tesla compte franchir une étape décisive dans son développement en visant un demi-million de ventes par an à partir de 2018. Jusqu’à présent, la firme d’Elon Musk n’a jamais réussi à franchir le seuil symbolique des 100 000 voitures vendues annuellement. En Europe, Nanoflowcell, médiatique constructeur basé au Luxembourg, ambitionne de proposer un véhicule doté d’une autonomie de 1 000 km.

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Une telle performance est assurée grâce à l’usage de batteries à flux qui n’ont pas besoin de stations de recharge électrique pour fonctionner. Bien que les promoteurs assurent que leur concept a fait ses preuves et a fait rêver plus d’un visiteur au dernier salon de Genève, Nanoflowcell n’a pas encore dit quand et comment il compte passer à l’étape de la production industrielle. Quant aux constructeurs issus du continent asiatique, ils sont loin d’être en reste en ce qui concerne l’électromobilité. Le sud-coréen Hyundai et sa marque sœur Kia prévoit ainsi de lancer pas moins de 26 modèles « électrifiés » d’ici à 2020 et d’utiliser la récente division premium Genesis comme porte-étendard électrique. Préférant se concentrer sur sa technologie hybride essence-électrique, Toyota a finalement constitué l’an passé un département dédié à la mobilité électrique et un premier modèle « zéro émission » est attendu avant la fin de la décennie. Autant d’investissements qui annoncent que la bataille sur le marché de l’automobile électrique sera rude.