Volvo FE : un second camion électrique avec un PTAC de 26 tonnes

Publié le 21 mai 2018 à 09h00 | Mathieu PARAIN | 3 minutes

Destiné à être utilisé 8 à 10 heures par jour, le camion Volvo FE Electric se destine aux livraisons urbaines et à la collecte des déchets ménagers

Destiné à être utilisé 8 à 10 heures par jour, le camion Volvo FE Electric se destine aux livraisons urbaines et à la collecte des déchets ménagers

Après avoir présenté son premier modèle de poids-lourd 100 % électrique il y a tout juste quelques semaines dans la ville Göteborg, en Suède, Volvo Trucks vient de dévoiler son deuxième véhicule « zéro émission », baptisé Volvo FE Electric. Un véhicule qui annonce un PTAC de 26 tonnes et dont le lancement est prévu en 2019.

 

Bien décidé à conquérir les centres urbains avec son offre électrique, Volvo Trucks, filiale poids-lourd du constructeur suédois Volvo, vient de révéler un second camion électrique après avoir présenté il y a tout juste quelques semaines son premier camion « zéro émission ». Baptisé « FE Electric », ce nouveau modèle, doté d’un PTAC de 26 tonnes et qui a été conçu en collaboration avec le carrossier Faun, se destine à des applications aussi variées que la livraison ou la collecte de déchets.

« Avec l'introduction du Volvo FE Electric, nous disposons d'une gamme complète de camions électriques pour les opérations en ville et franchissons une nouvelle étape stratégique dans le développement de notre offre globale de solutions de transport électrifiées », s’est félicité Claes Nilsson, le président de Volvo Trucks.

« Cela ouvre la voie à de nouvelles formes de coopération avec les villes qui visent à améliorer la qualité de l'air, à réduire le bruit de la circulation et à réduire la congestion aux heures de pointe, a-t-il ajouté, puisque les opérations commerciales peuvent être effectuées sans bruit et sans émissions de gaz d'échappement tôt le matin ou tard le soir ».

 

200 km d’autonomie sur une charge pleine

Le FE Electric peut être configuré avec différents packs de batteries, pour une capacité maximale de 300 kWh. Offrant une autonomie de 200 km sur une charge pleine, les packs pourront être chargés soit via le réseau électrique, en utilisant un adaptateur secteur (22 kW), ce qui prendra environ dix heures, soit via des bornes de recharge rapide de type CCS/Combo 2 (jusqu’à 150 kW), ce qui nécessitera environ une heure et demi de temps.

« Nos solutions de transport électrifié sont conçues pour répondre aux besoins spécifiques de chaque client et de chaque ville », avance Jonas Odermalm, vice-président de Volvo Trucks. Qui ajoute : « En plus des véhicules, nous proposerons le package complet, de l'analyse des itinéraires aux services en passant par le financement via notre réseau de concessionnaires et d'ateliers dans toute l'Europe. » M. Odermalm par ailleurs de souligner que son groupe a également noué des « partenariats étroits » avec plusieurs fournisseurs d’infrastructures de recharge.

 

Révolution technologique 

Le premier Volvo FE Electric, qui sera destiné aux travaux de ramassage d’ordures, sera opérationnel début 2019 à Hambourg, deuxième plus grande ville d'Allemagne. « Hambourg, qui a été nommée Capitale verte européenne de l'UE en 2011, a travaillé longtemps et avec succès sur un large front pour améliorer le développement urbain vert et durable (…) est un partenaire intéressant pour nous », affirme M. Odermalm.

Rüdiger Siechau, le patron de la Stadtreinigung Hamburg, le plus grand fournisseur de services de gestion des déchets de Hambourg, voit pour sa part les nouveaux poids-lourds électriques de Volvo Trucks comme une opportunité de réduire drastiquement les émissions polluantes. « Actuellement, chacun de nos 300 véhicules classiques de collecte de déchets émet environ 31 300 kg de dioxyde de carbone par an. Un véhicule de collecte électrique équipé de batteries offrant suffisamment d’autonomie pour un service complet de huit à dix heures est une véritable révolution technologique », a-t-il déclaré.

Mathieu PARAIN

Mathieu PARAIN

Passionné par les motorisations alternatives et attentif à l’impact des normes d’émissions sur le secteur automobile, Mathieu a débuté sa carrière de journaliste en Suisse avant de rejoindre la place de marché dédiée aux véhicules électriques et hybrides.