Londres : une task force pour les bornes de recharge publique

Publié le 04 juin 2018 à 11h00 | Fabrice SPATH | 2 minutes

Pour répondre à la demande, la ville de Londres a monté un groupe de travail public-privé destiné à renforcer l’offre de recharge sur son territoire.

Dans un contexte de restrictions de circulation des diesel et de forte croissance du marché des modèles électriques et hybrides rechargeables, le maire de Londres a souhaité créer un groupe de travail public-privé destiné à répondre à la demande future.


Un groupe de travail pour éviter un futur déficit en bornes de recharge publique. Voulu par le maire Sadiq Khan, l’initiative de la ville de Londres rassemble 16 organisations parmi lesquelles des entreprises issues de l’énergie, des infrastructures ainsi que les arrondissements de la capitale britannique. Objectif : améliorer l’infrastructure de charge et favoriser la croissance du parc de véhicules à très faibles émissions polluantes.

Ventes en hausse de 50 %

Réalisée récemment par le maire, l’annonce intervient dans un contexte de forte demande pour les véhicules à batteries rechargeables au Royaume-Uni. En avril, la croissance sur un an a dépassé les 50 % tandis que le parc en circulation dans le pays a atteint les 200 000 exemplaires. Londres accueillant une bonne partie de cette flotte, il est donc de son devoir de déployer une infrastructure de charge dense sur son territoire.

 

31,5 millions de points de charge

Outre le réseau Polar opéré par le britannique ChargeMaster et celui du groupe Bolloré baptisé BluePoint London – exploités sous la houlette de Transport for London (TfL), l’autorité organisatrice des transports –, 100 bornes ont été installées pour faire le plein des batteries des taxis électriques de l’opérateur LECV. Et dans le cadre de sa stratégie destinée à interdire la vente de véhicules thermiques à l’horizon 2040, le Royaume ambitionne de déployer un total de 31,5 millions de points de charge publique et privée (à domicile et au travail).

 

Simplifier la réglementation

Pour M. Khan, « la pollution de l’air de Londres est une crise de santé publique, et encourager plus de Londoniens à passer du diesel au véhicule électrique est essentiel pour y remédier. » Parmi les mesures attendues par la filière, la simplification de la réglementation pour l’installation de charge dans le privé. Un demande équivalente à celle à des acteurs français qui, de ce côté-ci de la Manche, souhaitent réformer le dispositif du « droit à la prise » dans les copropriétés.

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.



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