Véhicules électriques : Nissan renonce à produire ses propres batteries

Publié le 27 juin 2017 à 05h00 | La rédaction | 2 minutes

Le constructeur de la LEAF est prêt à renoncer à sa co-entreprise de fabrication de batteries au profit d’accumulateurs d’équipementiers tiers

Le constructeur de la LEAF est prêt à renoncer à sa co-entreprise de fabrication de batteries au profit d’accumulateurs d’équipementiers tiers

GSR Capital, un fonds chinois, serait sur le point de reprendre la participation détenue par Nissan dans Automotive Energy Supply Corp (AESC), une coentreprise dédiée à la production de batteries pour véhicules électriques que le constructeur a créée avec la firme NEC en 2007. Le montant de l’acquisition pourrait atteindre 895 millions d’euros.

 

Rachat et délocalisation en Chine

AESC est spécialisée dans la fabrication de batteries Lithium-Ion pour véhicules électriques et emploie un peu plus de 500 salariés. Elle est détenue à 51 % par Nissan et à 49 % par NEC, l’un des principaux groupes électroniques nippons. Depuis sa création, l’une des missions assignées à la coentreprise est l’approvisionnement en accumulateurs des modèles électriques fabriqués par Nissan. C’est elle qui s’occupe ainsi, entre autres, de la production des batteries pour la Nissan LEAF.

Si GSR Capital réussit sa tentative de contrôle et devient actionnaire majoritaire d’AESC, une partie de la production de cette dernière pourrait faire l’objet d’une délocalisation en Chine. Une logique industrielle et économique qui vise, en partie, à répondre à l’objectif fixé par les responsables du gouvernement chinois de transformer l’ancien Empire du Milieu en une nation de pointe en matière de voitures électriques, aussi bien au niveau des immatriculations qu’au niveau de la fabrication et de la maîtrise de la technologie. Dans son opération de rachat d’actions, GSR Capital est également soutenu par la province chinoise du Hubei.

Batterie <a href='/actualites/tag/nissan'>Nissan</a> LEAF 

Réduire le coût de production des modèles électriques

De son côté, Nissan, en se délestant de la totalité des parts dans AESC, souhaite profiter de la baisse des prix des batteries, une tendance lourde qui profite à la croissance de l’autonomie. Composante essentielle des véhicules électriques, ces dernières ne cessent de gagner en performance tout en devenant de moins en moins chères à produire. En ayant de nouveau la possibilité de s’approvisionner chez d’autres fournisseurs de piles Lithium-Ion, la firme de Yokohama espère par ailleurs réduire le coût de production de ses modèles « zéro émission ».

Si d’un point de vue économique, il semble n’exister aucun obstacle à la transaction entre GSR Capital et Nissan, les acquisitions d’entités industrielles nipponnes par des groupes chinois sont mal considérées au Japon. Affaire à suivre donc.