Argentine : des avantages fiscaux pour doper les ventes de véhicules électriques

Publié le 29 juin 2017 à 07h00 | La rédaction | 2 minutes

En abaissant les droits d’importation, l’Argentine favorise les hybrides et électriques

En abaissant les droits d’importation, l’Argentine favorise les hybrides et électriques

L'Argentine veut faciliter l’entrée des véhicules électriques et hybrides sur son territoire en abaissant les droits d’importation. Mais seuls les modèles de constructeurs qui disposent de sites de production locale pourront bénéficier de ce nouvel avantage.

 

Avantages fiscaux à l’importation sélectifs

Les ventes de véhicules à faibles émissions vont bientôt décoller en Argentine. C’est du moins ce qui est visé par le gouvernement de cet Etat d’Amérique latine en décidant de la mise en place de nouvelles bornes de recharge à travers le pays, mais surtout, en instaurant des réductions d’impôt pour les importateurs de ce type de voitures. Des mesures qui ont été décrétées le mois dernier et qui permettent dorénavant d’importer plus facilement des voitures hybrides conventionnelles, hybrides rechargeables, tout-électriques et à pile à combustible (hydrogène).

Les mesures de réduction d’impôts concerneront un total de 6 000 véhicules et s’appliqueront au cours des trois prochaines années. Toutefois, seuls des modèles des marques Toyota, Ford, General Motors, Renault, Nissan, et Volkswagen seront concernés par le nouveau taux fiscal. En effet, le gouvernement argentin a choisi de restreindre aux constructeurs qui possèdent des unités de production automobile en Argentine les nouveaux avantages fiscaux à l’importation, qui seront compris entre 0 et 5 % du prix d’achat du véhicule. Les importateurs d’autres marques, vont, eux, continuer à payer les anciens droits d’importation (autour de 35 % du prix d’achat).

Voiture électrique Argentine 

Le prix, un frein majeur à l’expansion des véhicules électriques

Eric Totaro, analyste chez Euromonitor International, affirme que les véhicules électriques peuvent réellement devenir un succès sur le marché automobile argentin, en raison, dit-il, de l’importance de la classe moyenne dont dispose le pays. Selon lui, le gouvernement argentin doit faire davantage pour stimuler les ventes en proposant des incitations fiscales supplémentaires et en investissant dans l’amélioration des infrastructures destinées aux véhicules électriques.

Toujours selon M. Totaro, l’Argentine a besoin d'une stabilité économique et financière après des années de crise. Il faut, dit-il, arrêter avec les changements trop fréquents de taux d'imposition des importations. Franco Roland, analyste chez ABECEB, un cabinet de conseil opérant à Buenos Aires, déclare pour sa part que l’émergence d’un marché argentin des véhicules électriques va se dessiner lentement et prendre du temps. Le prix, avance-t-il, devrait freiner considérablement l’appétit des Argentins pour les voitures à faibles et très faibles émissions polluantes.