SeaBubble : le taxi volant de retour sur la Seine

Publié le 30 mai 2018 à 21h00 | Mathieu PARAIN | 2 minutes

Au salon Vivatech, 20 exemplaires facturés 140 000 euros l’unité ont été mis en vente

Au salon Vivatech, 20 exemplaires facturés 140 000 euros l’unité ont été mis en vente

Alors que les essais des SeaBubble ont repris sur la Seine après six mois de suspension, leur phase de commercialisation va bientôt débuter. À propulsion électrique, ces petits bateaux qui présentent la particularité de s’élever au-dessus de l’eau grâce à des « foils » (ailes profilées) ont fait l’objet d’une nouvelle présentation à l’occasion du salon Vivatech de Paris.

 

L'année dernière, le SeaBubble était encore un prototype. Il y a quelques jours, 20 modèles du « taxi volant » ont été ouverts aux précommandes à Vivatech, salon consacré aux technologies innovantes qui s’est tenu à Paris. Les Bubble Taxi, qui ont quatre mètres de long et deux mètres de large, offrent cinq places pour quatre passagers et un conducteur. « Anders [Bringdal] a passé 20 ans à faire du surf à Hawaï, moi j'ai passé 20 ans à faire voler des bateaux. Aujourd'hui, on conjugue ces deux sillages et on rend le rêve possible pour le plus grand nombre », a déclaré, enthousiaste, Alain Thébault, cofondateur avec Anders Bringdal de la compagnie SeaBubble.

Ce rêve, c'est celui d'un moyen de transport accessible à tous, se déployant sur les fleuves et lacs du monde entier. Une offre innovante de mobilité, pouvant être commandé par ses utilisateurs via une simple application, pour répondre aux problèmes de congestion des villes. « Sur l'eau, tout reste à faire », a ainsi fait remarquer une nouvelle fois l’ancien navigateur français. Avant d’ajouter : « En fait, on est à l'époque Cro-Magnon de la mobilité fluviale ».

 

Prix de vente de 140 000 euros

Si les bateaux SeaBubble peuvent de nouveau circuler sur la Seine, c’est notamment parce qu’ils peuvent maintenant fonctionner à une vitesse comprise entre 12 et 18 km/h, des vitesses de vol qui avaient été un point d'achoppement entre la compagnie et les autorités. La réglementation de la ville de Paris impose en effet une vitesse maximale sur la Seine de 12 km/h en centre-ville, 18 km/h au-delà, alors que ces engins, dans leurs premières versions, ont été conçus pour naviguer à 50 km/h.

Le Bubble Taxi est proposé à un tarif de 140 000 euros. Un niveau de prix qui le situe entre le double et le triple d'un Zodiac neuf de la gamme N-ZO 600/700. En attendant que le succès commercial soit au rendez-vous, SeaBubble prévoit le développement en 2019 et 2020 d'une gamme complète de bateaux dont des modèles inspirés des mini-bus ou monospaces (Bubble Jet, Bubble Foil) capables de transporter un nombre plus important de passagers.

Mathieu PARAIN

Mathieu PARAIN

Passionné par les motorisations alternatives et attentif à l’impact des normes d’émissions sur le secteur automobile, Mathieu a débuté sa carrière de journaliste en Suisse avant de rejoindre la place de marché dédiée aux véhicules électriques et hybrides.