Après Toyota, Nissan veut sortir du diesel en Europe

Publié le 07 mai 2018 à 07h00 | Fabrice SPATH | 2 minutes

Après son compatriote Toyota, Nissan vient d’annoncer la fin progressive du diesel sur ses voitures particulières en Europe

Après son compatriote Toyota, Nissan vient d’annoncer la fin progressive du diesel sur ses voitures particulières en Europe

Nissan vient officiellement d’annoncer son intention de cesser la commercialisation de voitures particulières animées par des moteurs diesels en Europe. Mais contrairement à son compatriote Toyota qui s’est engagé sur des délais serrés, l’allié de Renault n’a pas dévoilé de calendrier précis.
 

Restriction de circulation, durcissement des normes antipollution, renchérissement des coûts de dépollution, chute des ventes auprès des particuliers : longtemps considérée comme un moyen efficace d’abaisser les émissions de CO2 du secteur automobile, la motorisation diesel et ses émissions polluantes (particules et NOx) accusées d’être responsables de la mort prématurée de 42 000 personnes en France ont perdu « la bataille politique » selon les mots de Carlos Tavares, patron du groupe Peugeot Citroën. Mais aussi celle de l’opinion.

 

Fin 2018 pour Toyota, progressif pour Nissan

En mars, Toyota annonçait officiellement la fin des blocs alimentés au gasoil sur sa gamme de véhicules particuliers (VP) d’ici la fin 2018, à l’exception du lourd et puissant 4x4 Land Cruiser. Deux mois plus tard, c’est au tour de son compatriote Nissan de réaliser une annonce similaire mais sans fixer un calendrier précis. Par voie de presse, le constructeur nippon s’est ainsi contenté de déclarer vouloir arrêter progressivement la vente de modèles diesels en Europe dans les toutes prochaines années.

 

Au profit des véhicules électrifiés

Impactée par la baisse des ventes de motorisations diesels sur le continent, la firme de Yokohama s’est décidée le mois dernier à licencier plusieurs centaines de salariés sur son site britannique de Sunderland – le plus important du pays – qui assemble les crossovers Qashquai et Juke ainsi que la compacte électrique LEAF. Aujourd’hui, l’industriel précise qu’ « en Europe, où se concentrent nos ventes diesel, la poussée de l'électrification va nous permettre d'arrêter graduellement le diesel pour les voitures particulières à chaque renouvellement de modèle ».

 

47 % des ventes Nissan en 2017

Si Toyota a pris peu de risque en annonçant le retrait de ses blocs diesels à fin 2018 qui, l’an passé, représentaient à peine 7 % de ses ventes sur le Vieux Continent, le pari est beaucoup plus audacieux pour Nissan dont ce type de motorisation atteignait encore 47 % de part de marché sur la même période (source : JATO Dynamics). Stratégique, la décision de l’allié de Renault fait écho au plan « M.O.V.E. to 2022 » dont l’une des finalités est d’écouler chaque année 1 million de véhicules électrifiés dans le monde, et ce dès 2023.

Fabrice SPATH

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.