McLaren et l’électrique : autonomie de 650 km sur route, de 30 mn sur circuit

Publié le 08 janvier 2018 à 17h00 | La rédaction | 3 minutes

Face aux contraintes de l’électrique, McLaren préfère se concentrer à moyen terme sur l’hybride rechargeable

Face aux contraintes de l’électrique, McLaren préfère se concentrer à moyen terme sur l’hybride rechargeable

Après avoir annoncé son plan d’attaque quant à l’électrification de sa gamme, McLaren a confirmé avoir déjà commencé à travailler sur un véhicule entièrement électrique. Mais pour que la supercar puisse voir le jour, de nombreuses contraintes de développement restent encore à surmonter.

 

Limité par la technologie des batteries

A l’image de la majorité des constructeurs de la planète qui s’intéressent au développement de véhicules 100 % électriques, le britannique McLaren souhaite également prendre part à la révolution « zéro émission ». Depuis plusieurs mois circulent des rumeurs concernant une éventuelle supercar 100 % électrique issue de ses usines. Des rumeurs qui semblent se confirmer grâce à Dan Parry-Williams, le responsable du design technique du constructeur, lors d’un entretien réalisé avec nos confrères anglais du site Autocar. « Nous avons un véhicule de développement purement électrique, car nous nous demandons notamment comment nous pouvons offrir une véritable implication dans la conduite dans un monde entièrement électrique. Mais il reste du chemin pour y parvenir en termes de produit », a-t-il révélé. En effet, bien que les technologies des batteries progressent depuis plusieurs années, la principale contrainte pour le développement d'une supercar électrique serait encore celle de l’autonomie. En usage réel, celle-ci est jusqu’ici limitée à une trentaine de minutes sur circuit.

McLaren P1 

Priorité à l’hybride rechargeable

« Si vous voulez conduire sur la piste une demi-heure, il faudrait une voiture avec plus de 500 miles d’autonomie sur la route », a-t-il analysé. « Et elle serait aussi à plat qu'un pancake à la fin. L'énergie requise pour des performances réellement élevées sur piste est colossale. Et ensuite il faut recharger », explique-t-il. Effectivement, quand les réserves d’énergies sont vides, les ingénieurs de McLaren doivent attendre que la batterie soit totalement rechargée avant d’effectuer de nouveaux tests. « Nous sommes clairement sur la bonne voie. Mais dans quelle direction nous dirigeons-nous ? Il y a bien plus d'investissement dans des batteries à forte capacité que dans la densité énergétique », ajoute-t-il. En attendant, l'hybride rechargeable est amené à se développer relativement rapidement chez le constructeur de Woking. Rappelons que McLaren a déjà fait part de son ambition de voir la moitié de ses ventes être accaparées par des modèles à double motorisation essence-électrique d’ici 2022. Une ambition qui s’est déjà concrétisée par la P1 qui, en 2012, bénéficiait déjà d'un moteur électrique de 179 ch couplé à un moteur thermique V8 3,8 litres de 737 ch. Le tout développant une puissance combinée de 916 ch.

HYBRIDE : d’ici à 2022, le constructeur britannique intégrera progressivement des motorisations hybrides essence-électrique sur plus de moitié de ses modèles actuels et futurs. Objectif : rester dans les limites d’émissions polluantes fixées par des normes de plus en plus contraignantes.

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