Aux Etats-Unis, la Chevrolet Bolt perd son volant et ses pédales

Publié le 18 janvier 2018 à 15h00 | La rédaction | 2 minutes

Outre-Atlantique, General Motors veut tester en conditions réelles des Chevrolet Bolt EV dépourvues de volant, de pédale ou d’une quelconque commande

Dans le cadre de son programme de développement visant à mettre sur le marché en 2019 un véhicule 100 % autonome, le groupe General Motors souhaite mettre au point une voiture sans volant, ni pédale de frein ou de commande d’aucune sorte. Il a d’ailleurs déjà déposé une demande auprès du ministère américain des Transports en vue d’effectuer les tests sur routes ouvertes.

 

Le constructeur automobile américain General Motors et sa filiale Chevrolet ont révélé le 11 janvier dernier les premières images de leur nouveau véhicule 100 % autonome baptisé Cruise AV. Selon le numéro 1 américain du secteur, il s’agirait du tout premier véhicule de série du genre à ne nécessiter aucune intervention humaine pour sa conduite. Ainsi, sur les images publiées par la marque via sa chaîne YouTube, il est dépourvu de volant, de pédale ou d’une quelconque commande. De quoi se poser de nombreuses questions quant au niveau de sécurité proposé par le véhicule.

 

Sur la base d’une Chevrolet Bolt EV

General Motors détaille toutefois dans un communiqué les mesures mises en œuvre dans son Cruise AV, à savoir des systèmes de redondance, airbags et autres. « Une voiture sans volant ne peut pas avoir un airbag sur le volant. Mais nous pouvons intégrer un équivalent de ce que l’on trouve du côté du passager. Nous devons nous plier aux standards, mais d’une manière différente », a expliqué Dan Ammann, le président de General Motors. Basée sur la plateforme de la compacte Chevrolet Bolt EV, l’équivalent nord-américain de notre Opel Ampera-e à la distribution anémique, la voiture sera entièrement électrique.

 

Tests en conditions réelles

« Aujourd’hui nous franchissons une étape dans notre programme de déploiement de voitures pleinement autonomes en 2019 et concrétiser notre projet d’un monde sans accidents » annonce Mary Barra, la PDG de GM dans un tweet. Le groupe a déjà demandé l'autorisation de pouvoir tester en conditions réelles le véhicule autonome de 4e génération. Une requête qui sera examinée par la ministre des Transports américaine Elaine Chao, qui se montre plutôt ouverte à la demande. « On est maintenant à un stade très avancé de la technologie autonome qui rend réelle cette demande. Donc nous allons l'examiner attentivement et de façon responsable », a ainsi déclaré cette dernière.



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