Baja 1000 : le Tesla Cybertruck mis au défi par l’hydrogène

Publié le 08 janvier 2021 à 11h01 | Fabrice SPATH | 3 minutes

L’écurie Glickenhaus et son buggy à hydrogène mettent au défi le Tesla Cybertruck lors de l’édition 2023 de la course de Baja 1000

Farouchement opposé à la pile à combustible, le patron de Tesla est mis au défi par l’écurie Cameron Glickenhaus qui développe un puissant buggy à hydrogène. Lors de l’édition 2023 de la course de rallye-raid de Baja 1000, Elon Musk est appelé à mettre en compétition son Cybertruck. Objectif : faire taire les critiques de ce dernier sur cette technologie.


Le financier américain devenu réalisateur, scénariste et producteur de cinéma James Glickenhaus a lancé fin décembre un singulier défi à Elon Musk afin de déterminer qui, de la voiture électrique à batteries ou de la voiture à hydrogène, est supérieure. Pilote et passionné d’automobiles, celui qui est à la tête de la Scuderia Cameron Glickenhaus (SCG) a développé l’hypercar 004C qui a notamment disputé l’an passé les 24 Heures du Nürburgring et le championnat allemand VLN.

 

Match hydrogène vs batteries

Désormais associé à Joest Racing et Sauber, le petit constructeur ambitionne de participer en 2021 au Championnat du Monde d’Endurance ainsi qu’aux 24 Heures du Mans avec une hypercar alimentée à l’hydrogène. Autre défi, pour 2023 cette fois-ci : remporter une troisième fois la course de rallye-raid de Baja 1000 à bord d’un buggy baptisé Boot, lui-aussi équipé d’une pile à combustible.

L’occasion pour Glickenhaus de mettre au défi le Tesla Cybertruck et Elon Musk, ce dernier ayant déclaré par le passé que la course qui a lieu chaque année lors du troisième week-end de novembre dans la péninsule de Basse-Californie ferait un formidable test grandeur nature pour son 4x4 à batteries.

Le 30 décembre dernier, l’écurie SCG a donc pris au mot celui qui est depuis peu l’homme le plus riche de la planète en lui proposant sur le réseau social Twitter une confrontation lors de l’édition 2023 de la Baja 1000 entre le Cybertruck et le Boot à hydrogène. Une technologie que Musk a toujours dénigrée, estimant la supériorité des véhicules électriques à batteries.

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L’avis de la rédaction

À l’heure où l’électrification des voitures particulières, des utilitaires légers mais aussi des véhicules lourds prend son essor sous les effets conjoints des restrictions de circulation dans les grandes métropoles et les normes antipollution édictées par les principaux régulateurs mondiaux, la provocation de Glickenhaus est intimement liée à la confiance qu’elle attribue à sa technologie qui, selon elle, pourra parcourir plus de 1 000 miles (1 700 km) sur un seul plein. Soit la totalité de la course de rallye-raid.

Habituellement très actif sur les réseaux sociaux, Elon Musk qui a naguère qualifié la technologie à hydrogène de « stupidité » n’a pas encore apporté de réponse à ce défi. Pour SCG, la victoire de son buggy en 2023 offrirait une formidable tribune à la filière et ferait taire les mauvaises langues au sujet de la pile à combustible appliquée à l’automobile. En attendant, l’offre de véhicules particuliers à hydrogène est anecdotique (Hyundai NEXO et Toyota Mirai), les bus et camions semblant être les plus à même d’intégrer à grande échelle ce type de chaîne de traction.

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.



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