Voitures électriques d’occasion : Renault vise les 2 000 unités en 2017

Publié le 08 avril 2017 à 12h00 | Fabrice SPATH | 3 minutes

Une citadine électrique Renault ZOE âgée de 3 ans et affichant 36 000 km au compteur se négocie aux alentours de 10 000 euros

Une citadine électrique Renault ZOE âgée de 3 ans et affichant 36 000 km au compteur se négocie aux alentours de 10 000 euros

Sur le marché naissant des véhicules électriques d’occasion, Renault ambitionne d’écouler 2 000 unités en 2017. Un objectif élevé rendu possible par l’arrivée à échéance des contrats de leasing de la citadine ZOE et l’accompagnement du réseau de vente.

 

Renault ZOE en fer de lance

L’an passé, le marché de l’occasion du véhicule électrique a représenté 4 557 unités en France (source AAA), soit un volume six fois inférieur à celui des modèles électriques neufs. Un marché embryonnaire qui a tout de mêle connu une croissance sur un an comparable (22 %) à celle réalisée par le neuf. Et cette progression ne fera que se renforcer grâce aux excellentes performances commerciales de Renault ZOE, modèle électrique phare du constructeur et voiture électrique la plus vendue dans l’Hexagone et dans le reste de l’Europe. Sur le premier trimestre 2017, la citadine « zéro émission » au Losange a représenté environ 70 % des ventes de véhicules électriques neufs dans notre pays. Une position dominante qui s’explique en partie par les livraisons de la nouvelle version Z.E. 40 dotée d’une batterie de 41 kWh – vs 22 kWh sur la première mouture – offrant une autonomie réelle de 300 km sur une seule charge.

Renault ZOE ZE 40 

Fin des contrats de leasing

Interrogé par nos confrères du site L’Argus, Guillaume Berthier, directeur commercial de la gamme Renault Z.E., a confié que les particuliers représentent environ 60 % des ventes de ZOE en France. Une clientèle qui opte majoritairement (70 %) pour une location avec option d’achat (LOA), une configuration qui s’accompagne en général d’un contrat d’une durée de 36 mois. Autant de véhicules qui seront « recyclés » dans le réseau de distribution de la marque une fois leurs contrats arrivés à échéance. Selon M. Berthier, une Renault ZOE de 3 ans affichant un kilométrage de 36 000 km ne négocie aux alentours de 10 000 euros (hors location obligatoire des batteries). Soit une valeur résiduelle de 7 000 à 8 000 euros en-deçà du prix du neuf. Une opportunité que les concessionnaires ne saisissent pas toujours, essentiellement par manque d’un véritable référentiel de prix.

ESSAI – Renault ZOE Z.E. 40 : l’électrique à l’épreuve du froid 

Renault, futur leader français

Pour quadrupler ses ventes de véhicules électriques d’occasion et atteindre l’objectif de 2 000 unités écoulées cette année, Renault va accompagner son réseau via des formations et un label dédié. Une démarche similaire entreprise l’automne dernier par l’allié Nissan via son programme Club Occasions Véhicules Electriques. Dans un premier temps, seuls les modèles « zéro émission » du constructeur de Boulogne-Billancourt seront concernés par cette démarche, l’industriel ne disposant des outils indispensables aux tests des batteries des véhicules de la concurrence. S’il est remporté, le pari engagé par Renault devrait faire du constructeur le leader du marché de l’occasion électrique en France. Une première position liée à la récente annonce du gestionnaire VehiPoste (groupe La Poste) de revendre 1 300 utilitaires électriques Renault Kangoo Z.E. d’ici la fin 2017.

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Fabrice SPATH

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.