Des vélos à hydrogène en partage à Bordeaux

Publié le 01 novembre 2016 à 11h00 | Benoît SOLIVELLAS | 2 minutes

A Bordeaux, la collectivité teste une petite flotte de 10 vélos électriques dopés à l’hydrogène

La métropole bordelaise va expérimenter un nouveau type de vélo électrique en partage : le vélo à hydrogène. Principal avantage de ces vélos high-tech, une autonomie d'une centaine de kilomètres.

 

La pile à combustible, ce n'est pas que pour les autos. La société française Pragma Industries avait déjà montré en 2015, qu'il était possible de miniaturiser cette technologie et de l'adapter à un vélo à assistance électrique. Techniquement, le principe reste identique à celui d'une voiture à hydrogène : un réservoir à hydrogène alimente une pile à combustible qui alimente à son tour un moteur électrique.

 

Le plein en trois minutes

Séduite par cette innovation, la métropole bordelaise va la tester dès 2017 sur une petite flotte de 10 vélos en partage. Rattachés à une station à hydrogène dédiée, les vélos y font le plein en trois minutes et profitent ainsi d'une autonomie d'une centaine de kilomètres (contre 70 km en moyenne pour un VAE à batterie Lithium-Ion et une recharge de plusieurs heures). Cette facilité de ravitaillement présente un avantage de taille pour un usage partagé car elle offre aux utilisateurs l'assurance d'avoir toujours un vélo rechargé. Bordeaux n'a pas indiqué quel sera le vélo utilisé mais il pourrait s'agir d'un modèle conçu par Pragma Industries, comme l'Alter 2 que nous vous avions présenté dans ces colonnes.

 

Des vélos partagés trop sophistiqués pour le grand public ?

Pour l'heure, il ne s'agit que d'une utilisation en flotte captive et il n'est pas question d'inclure ces vélos à hydrogène dans un offre de libre-service pour le grand public. Les détériorations et vols freinent déjà l'arrivée des vélos électriques classiques dans les locations en libre-service, il serait encore plus difficile pour les collectivités locales d'investir dans ce type de vélo à hydrogène, plus cher et plus sophistiqué. A Paris par exemple, où le Vélib' électrique est en projet depuis plusieurs années, rien ne se concrétise. Pour limiter le risque de vol il est question d'opter pour des batteries amovibles qui appartiendraient aux usagers. Difficile d'imaginer la même chose avec une pile à combustible ...

Benoît SOLIVELLAS

Journaliste web spécialisé dans les nouvelles mobilités depuis 10 ans, Benoît Solivellas est aussi un féru de nouvelles technologies et un cycliste assidu. Il a collaboré à de nombreuses éditions : Cnet, L'Argus et Le Point.



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