D’ici 2024, Rome veut bannir les véhicules diesels de son centre

Publié le 21 mars 2018 à 15h00 | La rédaction | 3 minutes

Après la capitale française, Rome programme l’interdiction des véhicules diesels de son centre historique

Après la capitale française, Rome programme l’interdiction des véhicules diesels de son centre historique

La maire de Rome a annoncé que les véhicules diesel allaient être bannis du centre de la capitale italienne d’ici 2024. Une décision qui vise notamment à protéger le patrimoine historique de la ville, menacé par la pollution.

 

Lors d’une rencontre sur le climat qui s’est récemment tenue dans la ville de Mexico, Virginia Raggi, la maire de Rome, a annoncé que le centre de la capitale italienne serait interdit aux voitures particulières à motorisation diesel à partir de 2024. « Rome a décidé de bannir l'utilisation de véhicules diesel dans son centre historique à partir de 2024 », a-t-elle déclaré. « Si nous voulons agir sérieusement, nous devons avoir le courage d’adopter des mesures fortes », a-t-elle par la suite argué, sans toutefois fournir plus de détails concernant ces mesures. Après Paris, Rome programme donc à son tour officiellement le bannissement du diesel.

 

Protéger le patrimoine historique de la ville éternelle

Cette décision d’interdiction de circulation a été prise pour améliorer la qualité de l'air, d’une part, et d’autre part, pour protéger les monuments historiques de la capitale italienne qui sont menacés d’une forte dégradation en raison de la pollution atmosphérique. 3 600 monuments en pierre et 60 sculptures de bronze seraient concernés par ce problème selon une étude réalisée l’an dernier par le ministère italien de la culture. Rome n’étant pas un centre industriel majeur, la quasi-totalité des émissions de particules provient des véhicules.

La conservation des sites historiques est particulièrement importante pour une ville comme Rome qui tire ses revenus en grande partie grâce à eux, via le tourisme. Par le passé, la cité éternelle a essayé d'autres méthodes pour réduire les dommages provoqués par la pollution, en interdisant par exemple la circulation des véhicules diesel certains jours, notamment lors des périodes de pic de pollution, mais apparemment sans grands résultats.

 

Interdiction du diesel à Milan d’ici à 2030

Toujours en Italie, la municipalité de Milan, ville du Nord au cœur d’un bassin industriel, a également annoncé qu’elle voulait interdire le diesel. Une décision qui ne devrait toutefois pas s’appliquer avant 2030. A noter qu’environ deux tiers des 1,8 million nouvelles voitures vendues l’an dernier dans le pays sont alimentées au gasoil. De leur côté, les modèles 100 % électriques et hybrides rechargeables ne représentent toujours pas plus de 3 % des ventes, selon le cabinet Frost & Sullivan. Hasard du calendrier, la déclaration de Virginia Raggi est intervenue le même jour qu’un jugement de la cour administrative de Leipzig (Allemagne), qui autorise les villes allemandes à interdire la circulation de véhicules diesel.