Les Baléares veulent interdire le diesel en 2025, l'essence en 2035

Publié le 26 février 2018 à 17h00 | Mathieu PARAIN | 3 minutes

Le gouvernement autonome des Baléares vient de déposer un avant-projet de loi dont l'ambition est d'interdire les véhicules thermiques

Le gouvernement autonome des Baléares vient de déposer un avant-projet de loi dont l'ambition est d'interdire les véhicules thermiques

Le gouvernement autonome des Îles Baléares veulent bannir les nouveaux véhicules diesel et essence de leur territoire sans consulter le gouvernement central espagnol. L’avant-projet de loi qui vient d’être déposé prévoit d’interdire l’importation de véhicules diesels en 2025 puis essence dix ans plus tard.
 

Les véhicules diesel et essence ne pourront plus entrer sur les Îles Baléares. C’est en tout cas l’un des objectifs du gouvernement autonome de ce territoire rattaché à l’Etat espagnol qui a récemment présenté un avant-projet de loi portant sur la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique. L’une des ambitions affichées par le nouveau texte est de faire en sorte que les voitures qui circulent sur les Baléares soient toutes électriques d’ici à 2050. Un but dont la réalisation passera par l’interdiction des importations de véhicules roulant au diesel dès 2025. Une mesure qui s’étendra ensuite aux véhicules à essence, en 2035.

Reconversion totale du parc de location

Par ailleurs, au cas où la nouvelle loi est adoptée, les loueurs de voitures de l’archipel seront dans l’obligation d’intégrer des voitures à faibles émissions polluantes au sein de leur flotte. Ces dernières représenteront, en 2035, 100 % du parc de location, contre 2 % actuellement. Une opération de reconversion qui devrait coûter plus de 70 millions d’euros. L’association patronale du secteur s’est prononcée en faveur de la mesure mais à condition que la transition soit échelonnée et subventionnée.

Autre nouveauté importante de l’avant-projet, un permis sera nécessaire à partir de l’été 2019 pour se rendre à Formentera, la plus petite île de l’archipel, mais également la plus vulnérable d’un point de vue écologique. Celui-ci sera obligatoire autant pour les deux-roues que pour les voitures de tourisme, et sera attribué par le Conseil de Formentera. Alors que cette île compte moins de 13 000 résidents en hiver, elle voit circuler en été près de 60 000 véhicules par jour, cela sur un réseau routier d’à peine 38,5 km.

50 % d’énergies renouvelables

Pour respecter l’accord de Paris sur le climat (COP21) signé en 2015, le texte du gouvernement des Baléares prévoit également que 50 % de la production énergétique de l’archipel provienne à 100 % des énergies renouvelables d’ici 2050, ce qui entraînerait une diminution de 90 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). Par ailleurs, les entreprises seront assujetties à de nouvelles règles qui les obligeront à calculer et à enregistrer leur « empreinte carbone », cela dès 2020. Les plans de réduction relatifs à cette dernière seront exigés à partir de 2025. Avant de faire l’objet d’un vote au début de l’année 2019, l’avant-projet gouvernemental entrera d’abord dans une période de consultation publique.

Mathieu PARAIN

Mathieu PARAIN

Passionné par les motorisations alternatives et attentif à l’impact des normes d’émissions sur le secteur automobile, Mathieu a débuté sa carrière de journaliste en Suisse avant de rejoindre la place de marché dédiée aux véhicules électriques et hybrides.