Pariss : le roadster électrique français sur les traces de Tesla

Publié le 09 mars 2015 à 10h12 | Fabrice SPATH | 3 minutes

Élégante, la Pariss Roadster Electric devrait être commercialisée courant 2017

Dévoilée en 2012 à l’occasion du Mondial de l’Automobile de Paris, la Pariss Roadster Electric a parcouru du chemin depuis. Successeur du Tesla Roadster dont la commercialisation a pris fin en 2012, la Pariss affiche jusqu’à 700 km d’autonomie et une puissance cumulée de 240 ch pour un poids contenu de seulement 850 kg.

 

Une ambition : réaliser un Tesla Roadster « Made in France »

Fondée en 2009 par Damien Biro, la société Ecomobilys a démarré son existence par la vente de véhicules utilitaires 100 % électriques ou équipés d’un prolongateur d’autonomie matérialisé par un petit moteur thermique qui recharge la batterie. Petit-fils du dépositaire du brevet du stylo à bille qui fera la fortune du baron Bich, Damien Biro s’est lancé un challenge autrement plus ambitieux : celui de créer un successeur au Roadster électrique du californien Tesla Motors. Dévoilé pour la première fois au salon de Paris 2012, son roadster baptisé Pariss a attiré la sympathie des visiteurs avant de fédérer de grands noms de l’industrie automobile.

 

Un rapport poids/puissance meilleur que celui du Tesla

Salon de Genève 2014 : le concept est passé au stade de véhicule de présérie. Légère avec seulement 850 kg sur la balance, la Pariss Roadster est équipée de deux moteurs électriques développés par l’équipementier allemand R. Bosch. qui les a déjà installés sur la Fiat 500e commercialisée aux Etats-Unis. Développant chacun une puissance de 120 ch – soit 240 ch en cumulé et un couple de 400 Nm –, les blocs électriques sont installés sur chaque essieu, une architecture offrant une transmission intégrale au roadster électrique. Ainsi dotée, la Pariss affiche un rapport poids puissance de 3,5 contre 4,2 sur le Tesla Roadster 2.5 S (288 ch et 1 235 kg).

 

Jusqu’à 700 km d’autonomie grâce à un petit moteur essence

La batterie à technologie Lithium-Ion d’une capacité de 20 kWh (53 kWh sur la Tesla) offre jusqu’à 200 km d’autonomie selon le constructeur basé à Calais. Pour atteindre les 700 km d’autonomie cumulée, un prolongateur d’autonomie sera proposé en option. D’un poids contenu de seulement 100 kg, ce dernier devrait prendre la forme d’un moteur thermique monocylindre essence. Un choix équivalent fait par BMW pour sa citadine électrique i3 dotée d’un bicylindre essence issu de sa division deux-roues Motorrad. Lorsque le prolongateur jugé comme silencieux par son concepteur est en marche, la consommation moyenne est annoncée à 5l/100 km.

 

Un 0 à 100 km/h exécuté en 3,7 secondes

Concernant la recharge de l’accumulateur, le jeune industriel nordiste évoque une charge « accélérée » en 1 heure via une borne publique délivrant une puissance de 22 kW. A domicile, le temps de charge passera à environ 10 heures sur une prise de courant domestique. Côtés performances, la Pariss Roadster Electric exécute le 0 à 100 km/h en 3,7 secondes et sa vitesse maximale est limitée à 200 km/h. Grâce à son châssis carbone monocoque, à sa batterie installée dans le plancher et à une répartition idéale des masses (50/50), le véhicule électrique devrait offrir un comportement routier extrêmement sain.

 

Commercialisation attendue courant 2017

Attendue dans sa version de série pour la mi-2017, le roadster électrique « Made in France » devrait être commercialisé aux alentours de 80 000 euros. Damien Biro évoque un point d’équilibre atteint à partir de 70 exemplaires produits par an. Elégante et sportive, cette stricte 2 places joue également la carte du luxe et de la personnalisation. Lors de la prise de commande, le client rencontre ainsi l’ébéniste et le sellier pour le choix des cuirs, alcantara et boiseries. L’habitacle intègre des écrans tactiles fournis par l’équipementier R. Bosch et un système d’infodivertissement connecté à la 4G. Prochaine étape : la très coûteuse homologation technique.

Galerie de photos

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.



Laisser un commentaire