BMW X5 : l’hybride rechargeable abandonne le 4 cylindres (+ photos)

Publié le 07 septembre 2018 à 15h00 | Fabrice SPATH | 3 minutes

Premier modèle hybride rechargeable du constructeur lancé en 2015, le BMW X5 iPerformance s’offre une chaîne de traction optimisée

Premier modèle hybride rechargeable du constructeur lancé en 2015, le BMW X5 iPerformance s’offre une chaîne de traction optimisée

NOUVEAUTE – Premier hybride rechargeable de la gamme conventionnelle du constructeur, le BMW X5 iPerformance s’offre une chaîne de traction optimisée : batterie de plus grande capacité, puissance cumulée supérieure, émissions de CO2 réduites tout en remplaçant son 4 cylindres essence par un noble 6 cylindres en ligne. Commercialisation attendue au premier semestre 2019 à un tarif encore inconnu.


BMW X5 xDrive 40e iPerformance : un nom à rallonge pour désigner la déclinaison à double motorisation hybride essence-électrique rechargeable du SUV lancé il y a maintenant trois ans (lire notre premier essai). Premier modèle « branché » de la gamme conventionnelle – après la citadine électrique i3 et la supercar hybride rechargeable i8, spécifiques à la gamme i –, le mastodonte de 2 tonnes adoptait pour la première fois un bloc essence 4 cylindres 2.0 l biturbo de 245 ch associé à une machine électrique de 113 ch, le tout alimenté par une batterie Lithium-Ion d’une capacité utile de 9 kWh et développant une puissance cumulée de 309 ch.

 

6 cylindres en ligne essence

Pour son renouvellement, le concurrent des Audi Q7 e-tron Quattro, Mercedes-Benz GLE 500e et autres Volvo XC90 T8 renonce au 4 cylindres pour accueillir un noble 6 cylindres en ligne TwinPower Turbo de 210 kW / 286 ch, toujours alimenté au sans-plomb. Combiné à un bloc électrique de 112 ch / 82 kW et à une boîte de vitesses Steptronic à 8 rapports, l’ensemble développe une puissance totale de 290 kW / 394 ch pour un couple phénoménal de 600 Nm.

De quoi offrir une capacité de remorquage de 2,7 tonnes, soit 100 kg de mieux que l’Audi Q7. Mais contrairement à celui-ci animé par un ensemble diesel-électrique qui bénéficie d’une transmission intégrale à la demande grâce à un second moteur électrique installé sur le train arrière, le X5 conserve son arbre de transmission mécanique. Autre différence entre les deux véhicules : de 75 l sur le modèle aux anneaux entrelacés, la capacité du réservoir sur le bavarois n’est que de 69 l.

BMW X5 iPerformance hybride rechargeable 

Autonomie électrique de 80 km

Une contenance du réservoir amputée par l’implantation d’une batterie qui a également un impact sur le volume du coffre arrière. Sur la seconde version du X5 iPerformance, celui-ci perd 150 l par rapport à une version thermique, oscillant entre 500 et 1 716 l banquette arrière rabattue. Une pile Lithium-Ion dont on ignore encore la capacité mais dont le constructeur promet d’en tirer une autonomie électrique de 80 km sur une seule charge, contre seulement 31 km sur la première mouture. Deux chiffres issus du très irréaliste cycle d’homologation NEDC désormais remplacé par le WLTP qui indiqueraient une capacité portée à 20 kWh environ.

Essai BMW X5 xDrive40e : l’hybride aux 4 cylindres (+ photos)

Au rayon des émissions, le X5 à motorisation hybride rechargeable affiche un « petit » 49 g de CO2/km (NEDC), en baisse de 28 g. Pas sûr toutefois que les entreprises puissent bénéficier l’an prochain d’une exonération totale de la taxe sur les véhicules de société (TVS) – réservée aux modèles émettant moins de 60 g de CO2/km – après l’homologation WLTP dont les données recueillies seront bien plus proches de la réalité. Assemblé sur le site américain de Spartanburg (Caroline du Sud), le SUV est le premier à bénéficier au sein de la gamme iPerformance d’une optimisation technique en profondeur. Rendez-vous au premier semestre 2019 pour faire plus ample connaissance à son volant.

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Fabrice SPATH

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.