Le Maroc, porte d’entrée du chinois BYD pour l’Europe et l’Afrique

Publié le 11 décembre 2017 à 21h00 | La rédaction | 2 minutes

Le groupe chinois BYD va construire au Maroc 4 usines d’assemblage de voitures, camions, bus et monorails électriques

Le Maroc a signé samedi dernier un protocole d’accord avec le géant chinois BYD pour la construction d’une usine d’assemblage de véhicules électriques. Il s’agit du premier accord du genre pour le royaume chérifien.

Première usine de véhicules électriques

Le Maroc a signé un protocole d’accord avec le groupe BYD pour la construction d’une usine d’assemblage de voitures électriques dans le pays. L’événement s’est déroulé samedi dernier au palais royal de Casablanca, où le roi Mohammed VI, en compagnie de plusieurs hauts dignitaires du pays, a déroulé le tapis rouge pour accueillir le président du directoire de BYD, le milliardaire chinois Wang Chuanfu.

A travers ce partenariat stratégique, le royaume s’associe à un acteur majeur dans le secteur des énergies renouvelables et de la mobilité électrique, et intègre, pour la première fois sur le continent africain, la filière du transport électrique. « C'est un jour de fête pour le Maroc qui entre de plain-pied dans le domaine de la mobilité durable avec le leader mondial des véhicules électriques », s'est chaudement félicité le ministre marocain de l'Industrie, Moulay Hafid Elalamy.

 

Porte d’entrée pour l’Europe et pour l’Afrique

Le protocole d’accord prévoit également la construction de trois autres usines : une dédiée aux bus et camions électriques, une autre aux batteries électriques et la dernière pour fabriquer des monorails. « Il s’agira de créer un écosystème complet de mobilité électrique autour de BYD, qui n’est pas seulement un constructeur automobile électrique mais aussi un intégrateur », a expliqué M. Elalamy.

« Nous souhaitons bénéficier de la situation géographique du Maroc, en tant que porte d'entrée pour l'Europe et le marché africain », a déclaré pour sa part M. Chuanfu. La totalité de ces projets sera implanté près de la ville de Tanger (Nord) et dans la future 'Cité Mohammed VI Tanger Tech', une ville industrielle dont le dynamisme actuel doit beaucoup au groupe chinois Haite spécialisé dans le secteur aéronautique.

2 500 emplois directs

« Le nouveau projet du groupe chinois BYD Auto Industry sera érigé sur 50 hectares, dont 30 hectares couverts, et générera 2 500 emplois directs », a souligné par ailleurs M. Elalamy. Aucune information n'a cependant été communiquée sur le montant des investissements prévus par celui-ci.

Cela fait maintenant plusieurs années que les dirigeants marocains tentent d’attirer de grandes compagnies étrangères dans leur pays. Apparemment avec des résultants probants puisque BYD est le troisième constructeur automobile à poser pied dans le royaume après les français Renault et Peugeot.



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