Luxembourg : le Grand-Duché se met à l’heure électrique

Publié le 09 février 2017 à 17h00 | Mathieu PARAIN | 2 minutes

En 2016, quelque 350 modèles électriques et hybrides rechargeables ont été immatriculés au Grand-Duché

Depuis le 1er janvier 2017, le calcul de l’avantage en nature d’un véhicule de société ne repose plus seulement sur le prix d’achat mais aussi sur ses émissions de CO2. Une réforme qui vise à encourager employés et entreprises à faire l’acquisition de modèles électriques et hybrides rechargeables.

 

Programme CAR-e

Au Grand-Duché, le marché des véhicules à très faibles émissions polluantes peine à décoller. En 2016, moins de 350 modèles électriques et hybrides rechargeables y ont été immatriculés. A comparer aux plus de 24 000 unités livrées l’an passé en France, le Luxembourg fait figure de petit poucet. Et pourtant, le gouvernement a mis en place dès 2009 le programme CAR-e destiné à subventionner l’achat de ce type de véhicules par les particuliers. Sous la forme d’un abattement fiscal, cette aide se monte à 5 000 euros pour un véhicule électrique ou hybride rechargeable et à 1 000 euros pour un quadricycle lourd électrique (du type Renault Twizy) mais n’a pas eu les effets dopant souhaité sur le marché.

 

Avantage aux faibles grammages

Restait le très florissant marché des véhicules de société. En modifiant au 1er janvier 2017 leur fiscalité, le gouvernement souhaite convertir les entreprises aux véhicules à faibles émissions. Calculé jusqu’à présent sur le prix d’achat, la taxe sur l’avantage en nature se basera dorénavant sur le grammage de CO2 inscrit sur le certificat de conformité délivré à la livraison du véhicule. Pour un modèle émettant moins de 50 g de CO2 / km, la taxe ne sera plus que de 0,8 % en 2017 contre 1,5 % l’an passé. Pour les employeurs, les charges seront elles aussi réduites. Un petit coup de pouce financier qui s’accompagnera dès juillet 2017 par le déploiement d’un réseau de 800 bornes de recharge publique qui sera opérationnel dans son ensemble en 2020.

Luxembourg : 1 000 bornes de recharge électrique d’ici 2020 

DIESEL : ministre luxembourgeois du Développement Durable et des Infrastructures, François Bausch a récemment mis en garde ses compatriotes quant au devenir incertain des véhicules diesel et notamment leur possible interdiction des principales villes du pays « d’ici 3 à 5 ans ».

Mathieu PARAIN

Passionné par les motorisations alternatives et attentif à l’impact des normes d’émissions sur le secteur automobile, Mathieu a débuté sa carrière de journaliste en Suisse avant de rejoindre la place de marché dédiée aux véhicules électriques et hybrides.



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