Hyperloop : l’idée d’Elon Musk de voyager à 1 200 km/h arrive en Europe

Publié le 13 juin 2017 à 15h00 | Mathieu PARAIN | 2 minutes

Si le projet de créer 9 liaisons Hyperloop en Europe est enthousiasmante, la technologie initiée par le fondateur de Tesla doit encore être validée

Le projet de construire plus de 5 000 kilomètres de rails pour faire voyager des trains Hyperloop One a été l’une des principales annonces faites lors de l’événement « Vision For Europe » qui s’est déroulé à Amsterdam le 6 juin dernier. Très spectaculaire, la déclaration tient toutefois de l’exercice de prospective et n’engage pas véritablement ses auteurs.

 

9 nouveaux projets de liaisons supersoniques

Hyperloop One, une société créée sur une idée du milliardaire américain Elon Musk, co-fondateur de Tesla, a dévoilé 9 nouveaux projets de liaisons ferroviaires pour l’Europe, parmi lesquels de nouveaux tracés Tallinn-Helsinki, Londres-Edimbourg, ou encore Ecosse-Pays de Galles. S’ils venaient à se concrétiser, ces différents parcours auront une longueur totale de 5 000 kilomètres et permettront de relier plus de 75 millions de personnes réparties dans plus d’une quarantaine de villes.

Selon les dirigeants d’Hyperloop One, le choix des tracés s’est basé sur des critères économiques. Ils ont de ce fait rejeté les projets de liaison entre régions ou villes jugés peu rentables ou qui nécessiteraient des investissements trop importants. Ils ont cependant retenu un projet original qui vise à relier l’Espagne au Maroc par le Détroit de Gibraltar.

La France, elle-aussi, a été retenue dans le plan de développement de lignes supersoniques concocté par la société américaine. Cependant, l’Hexagone devra se contenter d’une seule ligne, entre la Corse et la Sardaigne. Les Pays-Bas et l’Allemagne, eux, devraient en revanche bénéficier d’investissements en nouvelles rames beaucoup plus importants (lire aussi Hyperloop : le train supersonique se concrétise en France).

 

Jusqu’à 1 220 km/h en vitesse de pointe

Les trains Hyperloop One sont considérés par les uns comme un pari fou, par d’autres comme un programme parfaitement réaliste aussi bien d’un point de vue financier que technologique. D’après leurs promoteurs, ces trains seraient capables de voyager jusqu’à environ 1 220 km/h, soit quatre fois la vitesse de pointe des Trains à Grande Vitesse (TGV) actuels. Bien que les communications à propos de ce moyen de transport se soient multipliées ces derniers mois, aucune démonstration publique n’a encore eu lieu.

Pour que leurs projets de construction de rails ne restent pas seulement au stade de la prospective, les dirigeants d’Hyperloop doivent désormais commencer par effectuer les premières démonstrations publiques de leur train révolutionnaire à sustentation magnétique

Mathieu PARAIN

Passionné par les motorisations alternatives et attentif à l’impact des normes d’émissions sur le secteur automobile, Mathieu a débuté sa carrière de journaliste en Suisse avant de rejoindre la place de marché dédiée aux véhicules électriques et hybrides.



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