Etude : les véhicules électriques contiennent les émissions de CO2

Publié le 13 septembre 2017 à 11h00 | La rédaction | 3 minutes

Outre-Manche, une Tesla Model S émet indirectement 41 g de CO2 en été et une BMW i3 l’équivalent de 27 g

Outre-Manche, une Tesla Model S émet indirectement 41 g de CO2 en été et une BMW i3 l’équivalent de 27 g

Le très sérieux Imperial College de Londres a récemment publié une étude démontrant que les véhicules électriques du Royaume-Uni émettaient indirectement de moins en moins de CO2. La raison est à chercher dans la décarbonisation progressive de l’électricité britannique.

 

Les véhicules électriques de moins en moins polluants

Souvent critiqués pour l’origine de l’électricité qui alimente leurs batteries, les véhicules électriques seraient de moins en moins polluants. C’est la principale conclusion d’une étude récemment publiée par une équipe de chercheurs de l’Imperial College de Londres.

Ainsi, selon les chercheurs, l’électricité générée par le réseau britannique entre avril et juin 2017 contenait en moyenne 199 g de CO2 par kilowattheure (kWh), soit 10 % de moins que le niveau de l’an passé. Une baisse que les scientifiques attribuent à la décarbonisation progressive des sources qui alimentent le réseau électrique du royaume.

Au premier trimestre 2017, le mix énergétique outre-Manche était composé à 40,6 % de gaz, 24,3 % de nucléaire, 13,6 % d’éolien, 5,9 % de solaire et 5,2 % de biomasse. Le reste du mix se répartissait entre le charbon (1,9 %), l’hydroélectricité (0,7 %) et les importations diverses venant d’autres pays qui ont représenté 7,7 % du total (pour aller plus loin, lire notre analyse Energies renouvelables : et si la voiture électrique les favorisait ?).

Renault ZOE 

Dissiper le mythe de la voiture électrique « sale »

Sur base de ces informations, les chercheurs ont calculé le niveau de rejet de CO2/km pour quelques modèles électriques circulant actuellement dans le pays. Ainsi, une Tesla Model S émettrait 41 g de CO2 par kilomètre en été. En hiver toutefois, ce taux augmente à 74 g par kilomètre. A noter qu’en 2012, une Model S pouvait encore émettre jusqu’à 124 g de CO2 par kilomètre. Plus légère et moins énergivore, une BMW i3 émettrait de son côté, toujours selon cette étude, 27 g de CO2 par kilomètre durant la belle saison.

Selon les chercheurs britanniques, ces résultats contribuent à dissiper le mythe encore largement répandu selon lequel les véhicules électriques possèdent une empreinte carbone plus élevée par rapport à ceux disposant d’un moteur à explosion lorsque la totalité du cycle de vie des voitures est prise comme critère de comparaison.

Malgré cela, la question se pose s’il en sera toujours ainsi lorsque les modèles électriques surpasseront en nombre les voitures à essence et diesel. A ce moment-là, en effet, il faudrait augmenter de façon considérable la production électrique du pays et peut-être recourir à des sources plus polluantes … L’année dernière, les véhicules tout-électriques et hybrides ont représenté environ 2 % des nouvelles immatriculations au Royaume-Uni.

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