Toyota Auris Touring Sports HSD : essai complet du break hybride

Publié le 23 octobre 2013 à 09h48 | Fabrice SPATH | 7 minutes

Le break Auris Touring Sports HSD est le sixième modèle de la gamme hybride du constructeur Toyota en France

La berline Toyota Auris HSD hybride de deuxième génération est commercialisée depuis le début de l’année. Ces dernières semaines, la gamme hybride du premier constructeur automobile mondial s’est enrichie d’un sixième modèle : la Toyota Auris Touring Sports HSD. Déclinaison break de la berline, ce véhicule hybride est pétri de nombreuses qualités pour en faire un redoutable concurrent des Renault Mégane Estate et autres Volkswagen Golf SW : des consommations et des émissions de CO2 contenues, un bonus écologique et une fiscalité attrayants, une polyvalence et une modularité très appréciables. Essai détaillé à son volant sur les côtes atlantiques de La Rochelle …

 

Premier break hybride … compact

Le Toyota Auris break – appelée Touring Sports – est-il vraiment le premier break hybride au monde ? Pas vraiment … Peugeot commercialise depuis 2011 la 508 SW hybride ainsi que la 508 RXH – les déclinaisons break de la berline –, toutes deux équipées de la motorisation hybride diesel HYbrid4 du groupe automobile français. L’Auris Touring Sports est le premier break compact hybride et, pour la première fois en France, peut recevoir en option un crochet d’attelage (345 kg de traction maximale).


Mise sur le marché en janvier 2013, la seconde génération de la berline familiale Auris se positionne à la cinquième place des ventes de voitures compactes en France, avec 4,8 % de parts de marché. Les achats de la berline se sont portés à hauteur de 70 % sur la version hybride, un record que compte bien dépasser la version break. La marque aux trois ellipses comptent ainsi vendre près de 80 % de l’Auris Touring Sports équipé du moteur hybride essence-électrique. Petit rappel qui illustre à merveille l’offensive de Toyota en la matière : sur les 8 premiers mois de l’année, plus de 60 % des ventes du constructeur dans l’Hexagone se sont concentrés sur des motorisations hybrides. En 2013, le premier constructeur mondial devrait vendre plus de 2 millions de véhicules hybrides dans le monde, soit 20 % de sa production.

Pour aller plus loin, découvrez la présentation de la gamme hybride Toyota menée par Breezcar …

 

Une longueur et un volume du coffre en hausse

Le break hybride Toyota Auris Touring Sports conserve le design tranché et les angles saillants de la berline dont il est issu. Plus long de 28,5 cm par rapport à cette dernière, le break voit son porte-à-faux arrière allongé, une caractéristique qui profite au volume du coffre et à la modularité. Le coffre passe ainsi de 530 à 1 658 litres banquette 60/40 rabattue et intègre de série des compartiments de rangement très pratiques aménagés sous le double plancher, au détriment de la roue de secours qui est remplacée par un kit crevaison. A titre de comparaison, le break Volkswagen Golf VII SW affiche un volume de 605 à 1620 litres. Avec une large ouverture du coffre et un seuil de chargement abaissé de 10 cm, l’Auris Touring Sports peut accueillir des objets dont la longueur dépasse les 2 mètres. La manette indépendante intégrée dans le coffre facilite le basculement en quelques secondes de la banquette arrière.

Logées sous les sièges arrière, les batteries ne nuisent ni à l’habitabilité du véhicule ni à son volume de chargement : banquette rabattue, le plancher reste parfaitement plane. Pour la première fois en France, un véhicule hybride peut recevoir en option un crochet d’attelage capable de remorquer une charge maximale de 345 kg (contre 1 500 kg pour la version diesel D-4D), suffisant pour tracter une petite remorque. Par contre, n’espérez pas emmener votre caravane sur votre prochain lieu de villégiature …


A l’extérieur, seuls quelques détails esthétiques différencient la version hybride des motorisations essence et diesel : l’apparition des logos « Hybrid » sur les ailes avant et le coffre, un diffuseur arrière et une calandre inférieure avant spécifiques, des jantes aluminium 15 et 17 pouces au design exclusif. Dans l’habitacle, l’habillage de la planche de bord est de couleur gris clair – noir sur les versions thermiques – et l’apparition du joystick servant à piloter la boîte automatique sur la console centrale sont quelques-uns des rares changements. L’ensemble est bien fini et semble, à l’instar de l’ensemble des modèles Toyota, bien vieillir avec le temps. Classique, la planche de bord aurait pu être égayée par quelques touches de couleur.

 

Un moteur hybride de 136 ch … pour des consommations maîtrisées

Si vous cherchez un break de chasse doté de performances proches de celles délivrées par une sportive, passez votre chemin. Même si ce break se prénomme Touring Sports, l’Auris n’a rien de sportif, bien au contraire. C’est en privilégiant une conduite apaisée, proche de l’éco-conduite, que le propriétaire de cet hybride sera récompensé par un silence de fonctionnement à basse vitesse et par des consommations contenues. L’Auris Touring Sports reprend le bien connu groupe hybride HSD – Hybrid Synergy Drive – d’une puissance cumulée de 136 ch et développant un couple de 207 Nm, associant un moteur essence de 99 ch à un moteur électrique de 80 ch.

Dans les phases de démarrage, le moteur électrique alimenté par les batteries embarquées fait avancer le véhicule (sur 3 km et à une vitesse max de 50 km/h). Lorsque le conducteur sollicite davantage l’accélérateur, le moteur thermique prend le relais, l’électrique venant en support. Contrairement à une voiture électrique, les batteries n’ont pas besoin d’être rechargées sur une prise de courant ; le dispositif de récupération d’énergie cinétique au freinage recharge les batteries à chaque décélération. La vitesse maximale du break culmine à 175 km/h et le 0 à 100 km/h est abattu en 11,2 s. Pour aller plus loin, découvrez notre dossier Voiture hybride : comment ça marche ?



Le passage du mode électrique au mode thermique se fait de manière presque imperceptible. La boîte automatique à variation continue de type CVT, installée sur tous les modèles hybrides de la marque aux trois ellipses, incite à une conduite apaisée, sous peine de voir le compte-tour s’emballer. Le conducteur sera récompensé par de faibles consommations de carburant ; lors de notre essai, nous avons relevé les mesures suivantes :

  • 5,2 l/100 km en ville (avec embouteillages)
  • 4,7 l/100 km sur route
  • 5,7 l/100 km sur autoroute

 

3 finitions à partir de 23 130 euros (bonus déduit)

Produit sur le site de Burnaston (Royaume-Uni), le break Toyota Auris Touring Sports est disponible en 3 finitions et avec 2 types de monte pneumatique. En France, la familiale hybride profite d’un bonus écologique qui équivaut à un rabais de 10 % sur le prix de vente (découvrir notre dossier sur les aides à l’achat) :

  • finition Dynamic à partir de 23 130 euros (bonus déduit)
  • finition Business (réservé aux entreprises) à partir de 23 580 euros (bonus déduit)
  • finition Style à partir de 26 650 euros (bonus déduit)


Parmi les principaux équipements de série sur la finition Dynamic : la climatisation automatique monozone, la caméra de recul, les barres de toit finition alu, le volant cuir, un écran tactile, les vitres avant et arrière électriques, le régulateur de vitesse, les rétroviseurs extérieurs électriques, les feux de jour à LED, l’installation téléphone mains-libres (Bluetooth), la connexion iPod, 7 airbags, les jantes alliage 15 pouces Hélice ou 17 pouces Eolienne.

Découvrez en détail les finitions, les équipements de série et les options …

 

Hybride ou Diesel : laquelle choisir ?

Le break Toyota Auris HSD doit faire face à une concurrence nombreuse, notamment en interne au sein de la gamme. Parmi les principaux breaks concurrents :

  • Toyota Auris Touring Sports 132 ch VVT-i essence Dynamic à partir de 22 900 euros (avec malus de 100 euros)
  • Toyota Auris Touring Sports 124 ch D-4D diesel Style à partir de 27 600 euros (bonus-malus neutre)
  • Volkswagen Golf SW 1,6 TDI 110 ch diesel Bluemotion Trendline à partir de 24 730 euros (bonus de 550 euros déduit)
  • Renault Mégane Estate 1,5 DCi 110 ch diesel Energy Zen à partir de 25 100 euros (bonus de 550 euros déduit)


Notez que l’ensemble de ces modèles ne sont pas pourvus d’une boîte de vitesse automatique.

 

Toyota dispose d’une considérable avance technologique dans le domaine de la motorisation hybride essence-électrique. En proposant ses hybrides à un prix équivalent – hors bonus – aux modèles diesels, le constructeur accroît cette avance et confirme son leadership sur les véhicules à faibles émissions. En témoignent les prévisions de vente de ce break pour la France : 80 % des acheteurs devraient jeter leur dévolu sur la version hybride.

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.



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