Charge rapide : Renault à la manoeuvre en Europe du Sud

Publié le 09 février 2018 à 11h00 | Fabrice SPATH | 2 minutes

Renault rejoint le consortium de charge ultra-rapide E-VIA FLEX-E dont les premières bornes sortiront de terre fin 2018

Renault rejoint le consortium de charge ultra-rapide E-VIA FLEX-E dont les premières bornes sortiront de terre fin 2018

Le leader européen de la voiture électrique devient le partenaire d’un troisième consortium de charge rapide. En rejoignant le projet E-VIA FLEX-E, Renault envoie également un signal fort au marché. Ses futurs modèles à autonomie étendue pourront faire le plein sur le standard CCS adopté par un nombre grandissant de constructeurs.

Indispensables à l’adoption massive des voitures électriques, les réseaux de charge rapide et ultra-rapide se multiplient sur le Vieux Continent. Après l’installation des premières bornes de recharge du réseau paneuropéen IONITY, un nouveau consortium baptisé E-VIA FLEX-E s’attaque à l’Europe du Sud. Destinée aux futurs modèles « zéro émission » à autonomie étendue (300 km et plus), cette infrastructure rassemble le très actif énergéticien italien Enel, les électriciens Verbund (Autriche) et EDF (France), le gestionnaire français Enedis, le spécialiste espagnol de la mobilité électrique IBIL ainsi que les constructeurs Nissan et Renault.

 

Jusqu’à 350 kW de puissance

Dès la fin 2018, les 14 premières bornes seront déployées en Italie (8 unités), en Espagne (4) et en France (2). Positionnés le long des principales voies express et autoroutes, ces nouveaux chargeurs pourront délivrer une puissance oscillant entre 150 et 350 kW. Si les détails concernant le type de prises n’ont pas été communiqués, il est fort à parier que les standards Combined Charging System (CCS) – associé à la prise Combo2 – et CHAdeMO (prise type 4) soient intégrés au futur réseau.

 

Standards CHAdeMO et CCS

Si Nissan persévère sur le dernier standard qui équipe déjà plus de 4 700 bornes rapides en Europe, Renault devrait logiquement renoncer à son très exclusif 43 kW en courant alternatif (continu pour les autres standards) et adopter le CCS. En attendant des précisions sur le projet, le consortium a dévoilé le montant global de l’investissement (6,9 millions d’euros) financé pour moitié par la Commission européenne. Pour la marque au Losange, il s’agit de sa troisième participation à un réseau de charge ultra-rapide, après les projets Ultra-E (25 bornes) et Speed Electric Mobility Accross Europe (158 bornes).

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Fabrice SPATH

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.