Etats-Unis : le crédit d’impôt pour les électriques épargné

Publié le 23 décembre 2017 à 11h00 | La rédaction | 2 minutes

Créé en 2009 sous la présidence Obama, le dispositif a permis de soutenir l’achat de plusieurs centaines de milliers de véhicules à faibles émissions polluantes

Aux États-Unis, les négociateurs de la Chambre des représentants et du Sénat auraient convenu de ne pas abroger le crédit d'impôt pour véhicules électriques en vigueur depuis 2009 dans le pays.

Pas d’abrogation du crédit d’impôt

Les négociateurs de la Chambre des représentants et du Sénat des États-Unis auraient convenu de ne pas abroger le crédit d'impôt pour véhicules électriques en vigueur depuis 2009 dans le pays, selon les confidences d’un sénateur républicain au fait des discussions en cours. Cet avantage fiscal, adopté sous le mandat de Barack Obama, et dont le montant atteint jusqu’à 7 500 dollars, fait l’objet de sévères remises en question de la part de la nouvelle administration américaine conduite par Donald Trump. « Les négociateurs de la Chambre et du Sénat ont convenu d'épargner le crédit d'impôt pour véhicules électriques (…) dans leur compromis », a ainsi révélé le sénateur en question, qui a demandé à conserver l’anonymat, à l’agence Bloomberg.

1 million de véhicules électriques

Le crédit d’impôt à destination des voitures à faibles émissions a été mis en place pour en accélérer l’adoption sur le marché américain. L’objectif affiché par ses promoteurs était alors d’atteindre le chiffre d’un million de véhicules électriques et hybrides rechargeables sur les routes américaines en 2015. Or, à la fin de cette période, seulement 400 000 exemplaires de ces véhicules ont été vendus aux États-Unis. Un résultat décevant qui n’a pas manqué de soulever des interrogations sur l'efficacité de la mesure, notamment de la part du président américain nouvellement élu qui en est devenu un farouche opposant.

Levée de bouclier chez les industriels

La proposition de suppression de l’aide fiscale, présentée par le camp républicain début novembre à la Chambre des Représentants, a soulevé une levée de bouclier chez les industriels. Gloria Bergquist, la porte-parole de l’Alliance of Automobile Manufacturers (AAM) qui représente une douzaine de constructeurs automobiles, avait alors déclaré que l’élimination du crédit « aurait un impact sur les choix des acheteurs ». Plusieurs responsables politiques, notamment des maires de grandes villes américaines, ont également appelé les parlementaires à ne pas entériner la proposition de réforme. Sans compter nombre d’associations environnementales. « Nous soutenons tout type d'incitation qui pourrait convaincre les consommateurs d'acheter des véhicules électriques », s’est félicitée Gloria Bergquist, réagissant à la nouvelle.

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