Etude : un véhicule électrique est-il plus polluant qu'un diesel ?

Publié le 29 avril 2016 à 16h51 | Mathieu PARAIN | 3 minutes

Numéro 1 des ventes électriques en France, la citadine Renault ZOE pollue-t-elle davantage qu’une Renault Clio diesel ?

Pointée du doigt pour ses impacts environnementaux liés à sa fabrication (dont les batteries), la voiture électrique pollue-t-elle davantage de sa naissance à sa destruction qu’un véhicule thermique équivalent (diesel ou essence) ? Réponse concise grâce à quelques éléments clés issus de l’analyse du cycle de vie (ACV) réalisée par l’ADEME.

 

Moins de consommation d’énergie

Publiée en 2013, l’analyse du cycle de vie (ACV) réalisée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) avait fait couler beaucoup d’encre. Permettant de dresser un bilan environnemental complet de la naissance/production à la destruction/recyclage du véhicule, l’étude a mis en évidence le fait qu’une voiture électrique consomme moins d’énergie à l’usage qu’un véhicule thermique équivalent. Et cela même si le rendement énergétique de la production d’électricité est globalement faible, une production locale et renouvelable étant jugée plus efficiente.

 

Moins d’émissions de CO2

Deuxième enseignement : sur le cycle de vie du véhicule, un modèle électrique émet l’équivalent de 9 tonnes de CO2 - eq contre 22 tonnes de CO2 - eq pour un modèle diesel. Ce différentiel s’explique sous nos latitudes par une production d’énergie peu carbonée issue de l’atome. Et l’ADEME de souligner que la voiture électrique permet réellement de réduire la contribution de l’automobile au réchauffement climatique. En France, le secteur des transports est responsable de 35 % des émissions de CO2 et consomme 32 % de l’énergie finale.

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Une qualité de l’air préservée

Troisième enseignement : le véhicule électrique permet une réduction notable des polluants responsables de la dégradation de la qualité de l’air dont les oxydes d’azotes (NOx) et les particules fines issues de la combustion des moteurs thermiques. Dans l’Hexagone, le secteur des transports est jugé responsable de 54 % des émissions de NOx dans l’atmosphère. Enfin, l’ADEME précise que la croissance du parc de véhicules électriques contribue à la réduction de la dépendance au pétrole du pays et donc sa facture énergétique.

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BILAN : sans minimiser les impacts environnementaux engendrés lors de la fabrication d’un véhicule électrique – liés essentiellement à la production de la batterie –, l’étude réalisée par l’ADEME souligne que la consommation d’énergie sur son cycle de vie est équivalente à celle d’un véhicule diesel voire même inférieure à celle d’un véhicule essence. En fin de vie, l’accumulateur trouvera une seconde vie en étant employé dans le cadre d’un système de stockage stationnaire d’énergie avant d’être recyclé ou reconditionné. Découvrez l’étude en détails sur le site de l’ADEME

Mathieu PARAIN

Passionné par les motorisations alternatives et attentif à l’impact des normes d’émissions sur le secteur automobile, Mathieu a débuté sa carrière de journaliste en Suisse avant de rejoindre la place de marché dédiée aux véhicules électriques et hybrides.



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