Autopartage électrique : Bolloré candidat au projet de Montréal

Publié le 29 juillet 2015 à 11h53 | Fabrice SPATH | 2 minutes

La Ville de Montréal compte déjà des véhicules électriques en libre-service. Ici, une Nissan LEAF de l’opérateur Communauto

Au Québec, la Ville de Montréal ambitionne de déployer jusqu’à 1 000 véhicules électriques en libre-service d’ici 2020. Le groupe Bolloré semble être le mieux à même de répondre aux exigences de la municipalité. Mais les principaux concurrents regrettent des critères de sélection trop restrictifs.

 

Bolloré à l’étranger : après Londres et Indianapolis, Montréal ?

Vincent Bolloré l’avait annoncé : sa voiture électrique Bluecar allait conquérir le monde via les solutions d’autopartage similaires à celles déjà déployées à Paris (Autolib’), Lyon (Bluely) et Bordeaux (Bluecub). Après avoir séduit la ville d’Indianapolis aux Etats-Unis et celle de Londres au Royaume-Uni, le groupe français pourrait avoir marqué des points à Montréal. Annoncé au printemps dernier par le maire Denis Coderre, le projet de déployer 1 000 véhicules électriques en libre-service d’ici la fin de la décennie est entré dans sa première phase opérationnelle avec le lancement d’un appel d’intérêt international. Les candidats ont jusqu’au 24 août prochain pour déposer leurs dossiers.


Après Indianapolis et Londres, la Bolloré Bluecar pourrait faire ses débuts à Montréal dès 2016

 

car2go et ses smart électriques 2 places désavantagé

Parmi les critères de sélection communiqués par la municipalité : la voiture électrique devra afficher une autonomie minimale de 150 km, une vitesse minimale de 40 km/h, disposer d’au moins 4 places et être doté d’un système compatible avec la carte de transport Opus. Des critères qui, aux yeux de l’opposition Projet Montréal et, surtout, de l’opérateur car2go, privilégient très largement le groupe Bolloré. Et pour cause : déjà installée dans une trentaine de métropoles à travers le monde, la société car2go (groupe Daimler) utilise exclusivement des smart fortwo (2 places). De plus, l’autonomie de la microcitadine n’atteint pas le seuil fixé par l’administration.


La smart fortwo ED (Electric Drive) de l'opérateur car2go a déjà séduit une dizaine de villes dans le monde

 

250 véhicules électriques dès le printemps 2016

Disposant déjà d’une flotte de quelque 460 smart fortwo essence sur Montréal, car2go a très récemment recruté un lobbyiste pour faire infléchir les critères de sélection mis en place par la ville. Dans son projet, cette dernière prévoit de déployer sur son territoire 250 véhicules électriques d’ici le printemps 2016 et d’atteindre 500 véhicules à fin 2017. La deuxième phase du projet prévoit l’acquisition de 500 véhicules supplémentaires et d’atteindre les 1 000 unités à l’horizon 2020. Concernant le petit véhicule électrique Bolloré Bluecar, celui-ci n’a pas encore reçu l’homologation lui permettant de circuler librement sur les routes canadiennes.

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.



Laisser un commentaire