COP21 : Ségolène Royal veut une voiture électrique à 7 000 euros

Publié le 04 décembre 2015 à 11h00 | Fabrice SPATH | 2 minutes

Lancée en 2013, la citadine électrique Renault ZOE est commercialisée à partir de 15 600 euros (bonus déduit)

Lancée en 2013, la citadine électrique Renault ZOE est commercialisée à partir de 15 600 euros (bonus déduit)

A l’occasion de la 21e Conférence annuelle sur le Climat (COP21), la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a annoncé que la France allait lancer dès 2016 un appel mondial à projets. Son but : créer une voiture électrique low cost dont le prix de vente se situerait entre 5 000 et 7 000 euros.

 

La France : deuxième marché européen de l’électrique

Si les indicateurs macroéconomiques sont loin d’être au beau fixe en France, il est un domaine où le pays excelle : celui des véhicules à faibles émissions de CO2. Jugez plutôt : l’Hexagone est le pays européen où le taux de pénétration des modèles hybrides est le plus élevé mais aussi la deuxième nation du Vieux Continent à être la plus dynamique en matière de ventes de véhicules électriques (derrière la Norvège). Concernant l’installation de bornes de recharge sur la voie publique, il ne passe plus une semaine sans qu’une ville, un département ou une région n’annonce son plan de déploiement. Aidé par un généreux bonus « écologique » de 6 300 euros ainsi que par un Superbonus de 3 700 euros supplémentaires (sous conditions), le marché de l’électrique devrait atteindre les 20 000 unités commercialisées cette année (soit 1 % de part de marché).

 

Un modèle électrique low cost pour les pays en développement

A l’occasion de la 21e Conférence annuelle sur le Climat (COP21) qui se tient jusqu’au 11 décembre prochain au Bourget, Ségolène Royal a probablement profité de cette croissance pour lancer un appel mondial inédit. La ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie a ainsi annoncé son intention de lancer dès 2016 un appel à projets destiné à concevoir, développer et commercialiser une voiture électrique dont le prix de vente serait compris entre 5 000 et 7 000 euros. Avec ce dispositif, la ministre ambitionne de rendre l’électrique accessible aux classes moyennes grandissantes des pays en développement. Elle espère également que les candidats proposeront un véhicule au design non conventionnel, léger et dont la recharge des batteries serait rapide. A l’heure actuelle, la microcitadine indienne Mahindra e20 est le premier modèle électrique low cost grâce à son prix inférieur à 15 000 dollars (hors aides). En France, la citadine Renault ZOE est proposée à partir de 15 600 euros (bonus déduit), hors location des batteries (à partir de 49 euros/mois).

Fabrice SPATH

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.

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