Charge ultra-rapide : à son tour, le Royaume-Uni se lance dans la bataille

Publié le 21 février 2018 à 15h00 | Fabrice SPATH | 2 minutes

Au Royaume-Uni, le gestionnaire du réseau électrique veut installer 50 stations de charge ultra-puissance

Au Royaume-Uni, le gestionnaire du réseau électrique veut installer 50 stations de charge ultra-puissance

Outre-Manche, le gestionnaire du réseau électrique National Grid a dévoilé son projet de réseau de charge ultra-rapide pour véhicules électriques. Chaque future station de charge installée sur les principaux axes autoroutiers accueillera jusqu’à 50 bornes, de quoi réduire la peur de la panne d’énergie. Un service qui sera réservé à la prochaine génération de modèles à batteries.


La charge à haute puissance destinée aux véhicules électriques de prochaine génération – parmi lesquels les Audi e-tron Quattro, Jaguar i-Pace et Mercedes EQC – font des émules sur le Vieux Continent. Après les projets portés par le consortium IONITY dont les premières bornes de recharge ont été installées en fin d’année et par le duo Clever E.ON ou, plus récemment, via le programme E-VIA FLEX-E supporté par Renault en Europe du Sud, c’est au tour du Royaume-Uni de s’atteler au sujet.

Le Royaume-Uni veut installer 50 stations de charge ultra-rapide pour véhicules électriques 

50 bornes par station de charge

Si le pays dispose déjà d’une dense infrastructure de charge rapide grâce au partenariat établi dès 2014 entre le constructeur Nissan et l’énergéticien Ecotricity spécialisé dans les énergies renouvelables, le gestionnaire du réseau britannique National Grid – l’équivalent de RTE en France – vient d’annoncer son projet de déployer 50 stations de charge ultra-rapide. Délivrant jusqu’à 350 kW de puissance contre seulement 50 kW pour les premières, elles accueilleront à terme jusqu’à 50 bornes chacune. De quoi réduire le temps d’attente des automobilistes pour faire le plein de leurs batteries.

 

Investissement : jusqu’à 1 milliard de livres

Essentiellement destinée aux autoroutes de l’Angleterre, de l’Ecosse et du Pays de Galle, cette infrastructure pourrait coûter jusqu’à 1 milliard de livres. Un investissement colossal que le gestionnaire compte réduire en connectant ses futures bornes directement au réseau haute tension, ce pour éviter toute surcharge lors des pics de consommation.

Objectif affiché : réduire la peur de la panne d’énergie en installant des points de ravitaillement sur des zones stratégiques, de sorte que 90 % des conducteurs de véhicules électriques pourront trouver une borne à moins de 80 km. Une stratégie déjà mise en œuvre par la France via son réseau autoroutier CORRI-DOOR.

Fabrice SPATH

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.