Royaume-Uni : un fonds pour financer des bus hybrides … et diesels

Publié le 09 avril 2018 à 17h00 | La rédaction | 2 minutes

Le Ministère des Transports britannique a mis en place un nouveau fonds destiné à l’achat de bus à faibles émissions de CO2

Le Ministère des Transports britannique a mis en place un nouveau fonds destiné à l’achat de bus à faibles émissions de CO2

Un nouveau fonds d’un montant de 48 millions de livres vient d’être mis en place au Royaume-Uni pour aider les conseils municipaux et les compagnies d'autobus du Pays de Galles et de l’Angleterre à acheter de nouveaux autobus faiblement émetteurs en CO2.

 « Nous travaillons plus que jamais pour réduire la pollution par les gaz à effet de serre dans tous les modes de transport et nous nous engageons à faire en sorte que la quasi-totalité des voitures et des fourgonnettes soient exemptes d'émissions d'ici 2050 », a déclaré Nusrat Ghani, la ministre des Transports du royaume.

« Pour atteindre cet objectif ambitieux, le secteur des transports va devoir changer radicalement au cours des deux prochaines décennies – et les autobus ne font pas exception », a-t-elle prévenu. Et d’ajouter : « Nous sommes convaincus que ce programme encouragera les conseils et les opérateurs à investir dans ces véhicules à très faibles émissions, accélérant ainsi la transition complète vers un parc d'autobus à faibles émissions en Angleterre et au Pays de Galles ».

 

Bus hybrides mais aussi diesels

Le fonds qui vient d’être créé serait en mesure de payer des centaines de nouveaux autobus à faibles émissions ainsi que l'éventuelle infrastructure nécessaire pour les recharger, toujours selon Mme Ghani. Cette somme s'inscrit dans le cadre d'un programme plus large de 100 millions de livres sterling annoncé en novembre 2016 pour soutenir les autobus à faibles émissions polluantes. L'introduction de cette nouvelle subvention de 48 millions de livres fait par ailleurs directement suite à une autre qui a permis à 13 organisations de recevoir plus de 30 millions de livres.

Un montant qui permettra de mettre en service plus de 300 nouveaux bus à très faibles émissions d'ici 2019. « Nous sommes ravis que le gouvernement ait reconnu le rôle important et vital que jouent les autobus dans la réduction des émissions nocives », a déclaré Claire Haigh, directrice générale de Greener Journeys, un groupe d’influence pour l’utilisation de transport public moins émetteurs au Royaume-Uni. Et elle de conclure : « Les autobus diesel les plus propres émettent globalement moins d'émissions que les voitures diesel les plus propres, bien qu'ils puissent transporter 20 fois plus de passagers ».