Renault Nissan : des batteries chinoises pour leurs futurs modèles

Publié le 29 mai 2018 à 13h00 | La rédaction | 3 minutes

Après Volkswagen, Daimler ou encore PSA, Renault et Nissan ont choisi le chinois CATL pour l’approvisionnement en batteries de leurs futurs modèles électriques

Après Volkswagen, Daimler ou encore PSA, Renault et Nissan ont choisi le chinois CATL pour l’approvisionnement en batteries de leurs futurs modèles électriques

Nissan et Renault viennent de signer plusieurs contrats d’approvisionnement en batteries avec CATL. Après BMW, PSA, Daimler et Volkswagen, Renault va donc aussi entamer un partenariat avec le fabricant chinois, confirmant la position actuelle de dépendance de l’Europe vis-à-vis des fournisseurs asiatiques.

 

Nissan et Renault ont décidé eux-aussi de se tourner vers CATL pour les accumulateurs. Alors que les deux constructeurs sont en train de planifier une série de nouvelles voitures électriques à destination du marché chinois, le grand quotidien économique japonais Nikkei a récemment révélé qu’ils ont signé plusieurs contrats avec la firme basée à Fujian afin d’assurer leur approvisionnement.

L’entreprise chinoise va ainsi fournir les batteries de la prochaine génération de l’utilitaire Kangoo Z.E. de Renault, actuellement en cours de développement et qui sera produite en Chine. Mais aussi celles de la Sylphy, une berline « zéro émission » présentée par Nissan lors du dernier salon automobile de Pékin, et qui sera elle aussi assemblée dans l’Empire du Milieu. Une grande première pour le fabricant nippon, qui vise une production de masse du véhicule.

 

S’assurer une compétitivité face aux marques chinoises

Jusqu'à récemment, Nissan fabriquait les batteries de ses voitures tandis que Renault utilisait celles du groupe sud-coréen LG Chem. Le partenariat conclu avec CATL marque-t-il le commencement d’un nouveau chapitre ? Au stade actuel, risquer une réponse semble prématuré. Toutefois, il est clair que l’importance de plus en plus grande du marché chinois pour le succès des véhicules à faibles et très faibles émissions polluantes constitue un paramètre essentiel pour ces constructeurs.

Sur ce marché, les modèles qui sont alimentés par des batteries de fabrication locale peuvent bénéficier des généreux subsides accordés par le gouvernement de Pékin ainsi que par les autorités provinciales du pays. Une aide publique qui sera essentielle pour s’assurer une certaine compétitivité face à des marques chinoises encore largement dominantes sur leur marché domestique.

 

Valeur ajoutée produite en Asie et aux États-Unis

Pour CATL, qui approvisionne déjà BMW, PSA Group, Daimler ou encore Volkswagen, le partenariat avec l’Alliance devrait encore un peu plus renforcer son importance auprès des constructeurs du Vieux Continent. Une Europe qui confirme sa dépendance aux fournisseurs asiatiques malgré son ambition d’être à la pointe en matière de mobilité électrique. Peter Altmaier, Ministre allemand des affaires économiques et de l’énergie, a récemment déclaré que le continent devrait se faire à l’idée « qu’une grande partie de la valeur ajoutée [des véhicules électriques et des batteries, NDLR] sera produite en Asie ou aux États-Unis ». Funeste prédiction ou discours tactique ?

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