En 2022, le Qatar se lancera dans la production de véhicules électriques

Publié le 01 octobre 2018 à 05h00 | Mathieu PARAIN | 3 minutes

Grâce à ses réserves pétrolières, le Qatar veut financer un grand complexe industriel destiné à produire des véhicules électriques

Grâce à ses réserves pétrolières, le Qatar veut financer un grand complexe industriel destiné à produire des véhicules électriques

Avec l’aide des Japonais, le Qatar se prépare à lancer son premier véhicule électrique. Un investissement de 9 milliards dollars permettra de créer 6 usines et 12 lignes d’assemblage. Son premier modèle offrira une autonomie de 1 000 km et entrera en production en 2022.


Le Qatar aussi nourrit de grandes ambitions dans les véhicules à très faibles émissions. Le riche Etat pétrolier du Golfe a dévoilé il y a quelques jours son premier projet de création d’usines de voitures électrifiées dans le pays. Un complexe industriel dont le coût est estimé à 9 milliards de dollars, et qui bénéficiera de l’appui du géant technologique ARM, société japonaise leader dans la conception de systèmes et de la programmation de lignes de production. Le site s’étendra sur une surface de 6,5 km2, comprendra six usines et douze lignes de production, et sera opérationnel à partir de 2022, selon la Qatar Quality Trading Company (QQTC), le groupe qatari en charge de la réalisation du projet.
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Des ambitions à l’exportation

Dans un premier temps, les usines assembleront la "KATARA", une voiture que la QQTC annonce pour 700 ch et 1 000 km d’autonomie sur une charge pleine de 10 minutes seulement. Takayuki Hirayama, le directeur général d'ARM, a par ailleurs soutenu que le complexe qatari produira 500 000 voitures au cours des trois premières années suivant le début de la production en 2022, suggérant de la sorte que d’autres modèles moins « exclusifs » sortiront aussi des chaînes d’assemblage.

« Nous prévoyons qu'environ un million d'unités seront lancées d'ici la fin de 2035 », a-t-il ajouté. Musa Ramadan, le PDG de QQTC, a pour sa part affirmé que la pleine capacité de production sera atteinte après sept ans, en 2029, année au cours de laquelle les douze lignes de production fonctionneront 24 heures sur 24. Ces véhicules seront vendus dans le monde entier, a-t-on souligné.

500 millions de dollars pour le marketing et la publicité

Une enveloppe de 400 millions de dollars sera ainsi consacrée rien que pour la publicité des voitures ‘made in Qatar’ à laquelle s’ajoutera une autre, dotée de 100 millions de dollars, pour la recherche marketing.

La création de ce complexe industriel ultra-moderne s’inscrit dans la feuille de route ‘Qatar National Vision 2030’ dont l’un des objectifs majeurs est le développement des énergies alternatives. Une démarche qui vise la diversification de l’économie qatarienne jusqu’à présent fortement dépendante de ses matières premières, en particulier le pétrole, mais aussi le gaz naturel.

Mathieu PARAIN

Mathieu PARAIN

Passionné par les motorisations alternatives et attentif à l’impact des normes d’émissions sur le secteur automobile, Mathieu a débuté sa carrière de journaliste en Suisse avant de rejoindre la place de marché dédiée aux véhicules électriques et hybrides.