Peugeot 208e : 5 choses à savoir sur la future citadine électrique

Publié le 04 février 2019 à 07h00 | Fabrice SPATH | 5 minutes

Commercialisée fin 2019, la déclinaison électrique de la seconde génération de la citadine au Lion héritera de la chaîne de traction du cousin DS3 Crossback E-Tense. Au programme : une autonomie supérieure à 300 km, un dispositif de charge à haute puissance et un design proche des versions diesel et essence.


Révélé au printemps 2016, le développement et le lancement en propre de véhicules électriques par le groupe tricolore succéderont dès cette année aux Citroën C-Zero et Peugeot Ion, deux petites citadines lancées en Europe dès 2011 et basées sur la Mitsubishi i-MiEV.

La marque premium DS Automobiles bénéficiera de la primeur de cette chaîne de traction via son crossover DS3 Crossback dont le carnet de commandes sera ouvert durant l’été. Suivront la citadine Peugeot 208 en fin d’année puis le crossover 2008 début 2020. Citroën devrait fermer la marche de cette première offensive avec le lancement d’une version « zéro émission » de sa compacte C4.

 

1. Première électrique « Made by Peugeot »

Si la petite iOn aux allures de Keicar nippone a été développée par l’ancien partenaire Mitsubishi, la 208e sera le premier modèle électrique développé en propre par le constructeur sochalien. Mais contrairement à Renault qui a lancé dès 2012 son modèle ZOE doté d’un design spécifique, la variante à batteries de la citadine adoptera le style de ses sœurs thermiques.

Parmi les différences stylistiques attendues : une moindre superficie de la grille de la calandre avant, une trappe de charge probablement dissimulée sur l’une des quatre ailes (avant ou arrière) ou encore un bouclier arrière redessiné en raison de l’absence de pot d’échappement. Et dès 2020, une version sportive GTi fera son apparition au catalogue.

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2. Bloc moteur de 136 ch

Basée sur la plateforme modulaire multiénergies CMP (Common Modular Platform) conçue par PSA Group et son partenaire chinois Dongfeng - au contraire de Volkswagen qui a fait le choix d’une base technique dédiée aux électriques -, la Peugeot 208e héritera des principales spécifications techniques de son cousin DS3 Crossback.

Outre le bloc moteur développant une puissance de 100 kW / 136 ch et un couple maximal de 260 Nm disponible quasi immédiatement, la 208 électrifiée adoptera une nouvelle pompe à chaleur dont la plage de fonctionnement sera plus étendue et dont la consommation sera au moins 30 % inférieure aux systèmes actuels.

 

3. Autonomie réelle supérieure à 300 km

Une motorisation alimentée par une batterie à technologie Lithium-Ion qui sera assemblée sur le site slovaque du groupe situé à Trnava mais dont les cellules - matériau indispensable à la fabrication des modules - seront fournies par l’équipementier chinois CATL qui ouvrira en 2021 sa première usine en Europe.

Avec une capacité totale de 50 kWh, la Peugeot électrique offrira une autonomie supérieure à 300 km selon le cycle mixte WLTP. Un chiffre a priori décevant compte de l’énergie embarquée mais qui devrait être amélioré dès 2021 grâce à l’arrivée d’un accumulateur à la chimie améliorée et d’un nouveau moteur électrique moins énergivore développé conjointement avec le japonais Nidec.

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4. Charge à haute puissance en 30 mn

Si la concurrente directe Renault ZOE est le seul modèle du marché à accepter une large palette de puissances en matière de charge, la Peugeot 208e offrira également une grande polyvalence en la matière. Toujours rechargeable sur une prise domestique - en plus de 25 heures -, la batterie de la sochalienne pourra faire le plein d’énergie sur des bornes de recharge résidentielles ou publiques de 3, 7 ou 11 kW (courant alternatif AC) pour un temps de charge minimal d’environ 5 heures.

Sur les stations à haute puissance en cours de déploiement sur l’ensemble de l’Europe - via notamment le réseau IONITY -, le véhicule pourra également se ravitailler sur les principaux axes routiers en 30 minutes (pour une charge de 10 à 80 %) grâce à sa prise Combo2 et sa compatibilité avec le standard CCS (courant continu DC). À moins que PSA Group n’adopte la stratégie de Volkswagen qui réserve la charge ultra-rapide aux marques premiums, et donc à DS.

 

5. Un prix d’accès d’environ 26 650 euros

Sur la base de l’actuelle grille tarifaire et d’une finition cœur de gamme Tech Edition (5 portes) animée par un 1.2i essence de 110 ch avec boîte automatique EAT6 (à partir de 23 150 euros), la variante électrique de la 208 devrait être proposée à un tarif d’environ 34 650 euros, batterie incluse et hors bonus « écologique » de 6 000 euros.

Un ticket d’entrée élevé en raison du prix de l’accumulateur qui, à raison d’un coût moyen de 230 euros par kWh, représente un budget de 11 500 euros. Soit approximativement le tiers du prix du véhicule. Un surcoût important à l’achat qui, au long cours, sera amorti par des frais d’entretien réduits à la portion congrue ainsi qu’un coût d’utilisation inférieur à 2 euros pour parcourir 100 km contre plus de 7 euros pour une version à motorisation thermique.

Fabrice SPATH

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.

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