Nissan NV200 : l’utilitaire tourne le dos au diesel et mise sur l’électrique

Publié le 03 février 2019 à 19h00 | Fabrice SPATH | 2 minutes

D’ici l’été, Nissan cessera la production de la version diesel de son utilitaire/ludospace NV200. Pour répondre à la demande mais aussi pour contourner les restrictions de circulation en Europe, seule la déclinaison électrique offrant jusqu’à 300 km d’autonomie restera commercialisée.


Si le Nissan e-NV200 n’a pas été retenu dans le cadre du projet d’électrification de la flotte des Black Cabs à Londres, le ludospace 5 puis 7 places de la firme nippone a séduit de nombreuses villes et opérateurs de taxis parmi lesquels Amsterdam, Barcelone, Budapest, Tallinn mais aussi Paris où le VTC Youngo exploite une flotte exclusivement composée de véhicules électriques du constructeur.

 

Autonomie de 200 km et charge rapide

Assemblée depuis 2014 sur le site situé sur la zone franche de Barcelone au côté de la variante diesel, la déclinaison électrique bénéficie depuis l’automne 2018 d’une nouvelle batterie d’une capacité totale de 40 kWh délivrant une autonomie mixte WLTP de 200 km - et même 301 km en cycle urbain WLTP -, soit 60 km de plus que l’ancien accumulateur de 24 kWh.

Associée à un dispositif de charge rapide au standard CHAdeMO - 550 stations en France - offrant un temps de charge réduit de 40 à 60 minutes (de 20 à 80 %), la pile Lithium-Ion inaugurée fin 2017 par la nouvelle LEAF dispose sur le e-NV200 d’un système de régulation thermique actif par air. Un équipement dont est dépourvue la berline compacte et qui permet à ses utilisateurs d’enchaîner les charges rapides sur une courte période sans bridage particulier.

Essai Nissan e-NV200 : 7 places pour les taxis (+ photos) 

À partir de 23 990 euros HT (bonus déduit)

À l’image de Kia dont la seconde génération du crossover urbain Soul ne sera proposée qu’avec la seule motorisation électrique, Nissan suit le même chemin pour son utilitaire/ludospace NV200. Selon un communiqué de presse de la filiale espagnole du constructeur, la production de la version alimentée au gasoil sera arrêtée avant l’été prochain.

Animé par un bloc de 80 kW / 109 ch (254 Nm), le concurrent du Renault Kangoo Z.E. qui s’est écoulé à plus de 21 000 exemplaires depuis sa mise sur le marché embarque un chargeur de 6,6 kW et offre une charge utile de 705 kg (jusqu’à 4,2 m3 de volume), de quoi accueillir deux europalettes. Commercialisé en France à partir de 29 990 euros H.T. et 42 600 euros T.T.C en Evalia 7 places, bonus « écologique » de 6 000 euros non déduit.

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Fabrice SPATH

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.

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