VIDEO – Rouen teste des Renault ZOE à conduite autonome

Publié le 27 juin 2018 à 15h00 | Mathieu PARAIN | 3 minutes

Première européenne : la métropole de Rouen s’apprête à tester des véhicules autonomes en conditions réelles de circulation

Première européenne : la métropole de Rouen s’apprête à tester des véhicules autonomes en conditions réelles de circulation

Sous l’égide du groupe Renault, le premier service européen de mobilité partagée et autonome à la demande et sur routes ouvertes débarquera en septembre prochain dans la ville de Rouen, en Normandie.

 

Piloté par Renault, Transdev, la Matmut et Métropole Rouen Normandie, Rouen Normandy Autonomous Lab (RNAL) vise à expérimenter des véhicules sans chauffeur dans des conditions réelles de circulation. Un service qui reste cependant étroitement surveillé. Logé dans un poste de contrôle, un opérateur suit la flotte de voitures autonomes en temps réel et peut intervenir à tout moment en cas de problème, par exemple en réduisant la vitesse, voire en cas de nécessité absolue, en mettant la flotte hors-service.

Équipées de technologies mises au point par Transdev et Renault, les quatre Renault ZOE à motorisation électrique de ce projet, auxquelles s’ajoute une navette i-Cristal codéveloppée par Transdev et Lohr, font l’objet de tests sur routes ouvertes depuis plusieurs semaines déjà. En cas de validation, et sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires, l’expérimentation sera par la suite accessible au grand public avec une ouverture prévue à partir du mois de septembre 2018.

Trajet du « dernier kilomètre »

Si tout va bien, un service de véhicules autonomes – gratuit et à la demande – sera donc proposé dans la région Normandie septembre prochain. Concrètement, le dispositif RNAL proposera une offre complémentaire de trajet dit du « dernier kilomètre » dans le quartier du Madrillet, à Saint-Etienne du Rouvray, près de Rouen, une zone périurbaine difficile à desservir via les transports en commun classiques.

Le parcours des véhicules sera constitué de trois boucles, de 17 stations et d'une dizaine de kilomètres. S’étalant jusqu’en décembre 2019, ce second volet de l’expérimentation permettra de compléter les données récoltées liées à l’usage de la technologie mais aussi d’évaluer l’appropriation du service et de ses fonctionnalités autonomes par les usagers.

Priorité à la sécurité des usagers

La particularité de la RNAL est la présence de capteurs sur le parcours lui-même, avance Karine Hure Navarro, à la direction de la recherche du groupe Renault. Une spécificité qui permettrait aux voitures autonomes de « détecter l'arrivée d'un véhicule dangereux qu'un automobiliste n'aurait pas la possibilité de voir si tôt », explique la responsable. Luc Duhamel, l'un des opérateurs en charge de vérifier le bon fonctionnement de la flotte, met également en avant le haut niveau de sécurité du dispositif. « On peut faire ralentir le véhicule en fonction des aléas climatiques ou d'un contexte comme l'arrivée d'un groupe d'étudiants », affirme-t-il.

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Mathieu PARAIN

Mathieu PARAIN

Passionné par les motorisations alternatives et attentif à l’impact des normes d’émissions sur le secteur automobile, Mathieu a débuté sa carrière de journaliste en Suisse avant de rejoindre la place de marché dédiée aux véhicules électriques et hybrides.