Pour Mazda, l’âge d’or du véhicule électrique ne deviendra jamais réalité

Publié le 22 janvier 2018 à 11h00 | La rédaction | 2 minutes

Malgré les restrictions de circulation et les investissements massifs dans l’électrique, Mazda persiste dans son refus d’électrifier sa gamme

Malgré les restrictions de circulation et les investissements massifs dans l’électrique, Mazda persiste dans son refus d’électrifier sa gamme

Le groupe japonais Mazda affirme que les voitures à essence dotées de moteurs améliorés reportent la nécessité de produire en masse des véhicules électriques. Et ce malgré les investissements engagés par la concurrence et les restrictions de circulation.

 

Mazda estime que la production de masse de voitures « zéro émission » n’est pas nécessaire pour résoudre les problèmes de pollution atmosphérique « Tant que les véhicules conventionnels seront conformes à la réglementation, les voitures électriques ne seront pas nécessaires pour résoudre les problèmes environnementaux », a déclaré récemment dans une interview Mitsuo Hitomi, directeur général du centre de recherche technique du fabricant nippon.

 

Persévérer coûte que coûte dans le thermique

Des propos surprenants dans la mesure où l’abandon des moteurs conventionnels semble être de plus en plus inéluctable dans la plupart des grands marchés automobiles, à l’instar du Royaume-Uni, de la France, ou encore de la Norvège, de la Californie et de la Chine, premier marché électrique de la planète en termes de volume. Pour justifier sa volonté de maintenir coûte que coûte la production de ses véhicules à essence tout autant que son refus de prendre le virage menant à l’électrification de masse, Mazda affirme que les véhicules à batteries rechargeables peuvent être plus émetteurs en gaz à effet de serre (GES) par rapport à ceux dotées de moteurs à combustion interne. A condition que l'énergie électrique qui les alimente n'est pas issue d'une source « propre ».

Doublement de la demande en énergie

Sans surprise, le constructeur estime que ses moteurs à essence améliorés émettent moins de CO2 qu’une version électrique à très faibles émissions polluantes, mais dont l’électricité provient d’une centrale à charbon. Pour remplacer complètement les voitures conventionnelles par des voitures électriques, il faudrait doubler la production d’électricité dans le monde, a par ailleurs indiqué M. Hitomi, citant une estimation faite par Mazda. Une opération qui va renchérir le coût de cette dernière, toujours selon le responsable, la hausse de la demande étant intimement liée au photovoltaïque et à l’éolien, deux sources d’énergies renouvelables qui nécessitent des investissements élevés.

Pas d’âge d’or pour les véhicules électriques

Le prix, a-t-il ajouté, grimpera aussi parce que les conducteurs seront généralement facturés au même moment de la journée, ce qui dopera la demande de pointe. « Pensez à ces conséquences négatives pour les consommateurs lorsque vous avez plus de voitures électriques », a martelé Mitsuo Hitomi. Ajoutant : « Personnellement, je ne pense pas que l'âge d’or des véhicules électriques viendra un jour ».