CHU Dijon : les enfants se rendent au bloc en BMW Z8 … électrique

Publié le 26 mars 2018 à 09h00 | La rédaction | 2 minutes

Pour aider enfants et parents à dédramatiser une intervention chirurgicale, le CHU de Dijon a reçu trois modèles de voiturettes électriques

Pour aider enfants et parents à dédramatiser une intervention chirurgicale, le CHU de Dijon a reçu trois modèles de voiturettes électriques

Cherchant de meilleurs moyens pour divertir les enfants avant les interventions chirurgicales, le CHU de Dijon a eu recours à des jouets quelque peu insolites. Depuis le début de l’année, les enfants opérés partent au bloc en voiturette électrique.

 

Au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Dijon, les enfants malades se rendent au bloc opératoire en mini-voiture électrique avant chaque intervention chirurgicale. Ils peuvent ainsi choisir entre trois modèles différents parmi lesquels une Mini Cooper, un 4x4 Polaris et un cabriolet BMW Z8. « Des bolides électriques qui font le bonheur des jeunes patients », selon Céline Roux. Coûtant chacun 500 euros, ils ont été attribués au service pédiatrique grâce à l'appui du Lions Club Dijon Argos.

Une initiative qui a débuté cette année ayant pour objectif de faire transitoirement oublier aux jeunes patients qu’ils sont sur le point de subir une intervention. Ce qui aide à diminuer leurs inquiétudes et les aider à dédramatiser ce moment difficile. Et par la même occasion, permet de réduire le stress des parents. En effet selon une étude récente, la part d'anxiété des enfants avant une opération chirurgicale varie entre 40 et 60 %.

Une ambiance plus sereine

D’après les explications des médecins, « lors d’une hospitalisation, l’enfant est subitement confronté à une situation extraordinaire et inquiétante où la plupart de ses repères sont bousculés. » Mais « grâce à ces voitures, les enfants sont moins tendus et les parents aussi, détaille Clémence Cavin, une cadre du CHU de Dijon au bloc opératoire en pédiatrie. On a une ambiance beaucoup plus sereine dans les couloirs. Il y a beaucoup moins de pleurs et de cris qu'auparavant. À présent, l'enfant coopère totalement.

Il a le choix : il peut venir à pied jusque dans la salle préopératoire en tenant la main à une personne de son entourage ou à une infirmière ou un docteur par exemple. Ça dédramatise vraiment la situation. » Ce nouveau dispositif rend également la tâche plus facile au personnel médical du centre. Elle pourrait notamment leur servir à limiter, voire éviter d'administrer des médicaments contre l’anxiété. Une méthode qui est déjà expérimentée dans d'autres hôpitaux comme celui de Valenciennes depuis janvier et qui a déjà fait ses preuves.