Centrale électrique : au Japon, Toyota se lance dans le stockage d’énergie

Publié le 29 juin 2017 à 09h00 | La rédaction | 2 minutes

Au Japon, la ville de Toyota City veut construire une centrale électrique virtuelle destinée à stocker les énergies renouvelables intermittentes dans des batteries de véhicules électriques

Au Japon, la ville de Toyota City veut construire une centrale électrique virtuelle destinée à stocker les énergies renouvelables intermittentes dans des batteries de véhicules électriques

Toyota City ambitionne de devenir une ville à faibles émissions de carbone. Pour atteindre son objectif, la ville nippone envisage de construire une centrale électrique virtuelle d’ici trois ans. Alimentée exclusivement en énergie renouvelable, la centrale mettra en relation les batteries des véhicules électriques et celles destinées au stockage stationnaire.

 

Rationaliser l’exploitation des énergies renouvelables

Depuis plusieurs années, Toyota City cherche à devenir une ville à faibles émissions de carbone. Une ambition qui l’a conduit à mettre en place un plan d'action afin de réduire ses émissions polluantes de 30 % d’ici 2020 (comparativement aux niveaux de 1990). En partenariat avec Toyota Turbine and Systems, Inc.Chubu Electric Power Co. Inc., Toyota Motor Corporation et Denso Corporation, la ville de Toyota City a lancé un projet de démonstration de centrale électrique virtuelle qui vise à promouvoir la production et la consommation locales d’énergies renouvelables. Solution innovante de gestion informatisée des énergies vertes, cette centrale virtuelle se propose de créer une infrastructure qui contribuera à en rationaliser l’exploitation.

Centrale virtuelle électrique 

Mise en relation avec les véhicules électriques

Au mois d’octobre de l’année dernière, la municipalité a créé, avec des entreprises du secteur privé, un conseil pour l’émergence d’une société bas carbone au Japon, dont l’une des principales préoccupations est la production d’énergies renouvelables à des fins de consommation locale. La notion de localité s’applique ici à l’échelle d’une ville entière.

Concrètement, la centrale virtuelle qui sera installée à Toyota City repose sur une architecture informatique qui permet de mettre en relation les véhicules électriques et hybrides rechargeables, les chauffe-eaux à pompe à chaleur, les batteries de stockage et autres équipements appartenant aux ménages et aux entreprises. Elle contrôlera ainsi les temps de recharge des véhicules, le niveau et le temps de charge/décharge des batteries de stockage, et divers autres paramètres afin d’harmoniser l’offre et la demande.

 

Etendre l’usage des énergies renouvelables

Outre la coordination de la demande d’électricité en fonction de l’offre d’énergie produite (éolienne, solaire et biomasse), le projet examinera également l’utilité d’une gestion centralisée des batteries de stockage et autres dispositifs reliés à un réseau de distribution, laquelle permettrait de coordonner la tension du réseau et le sens du courant électrique afin de créer un réseau de distribution qui favoriserait l’extension de l’usage des énergies renouvelables. La durée de la collaboration, sur ce projet, entre Toyota City et ses quatre entreprises partenaires s’étendra jusqu’en 2020, année qui devrait voir leur nouvelle centrale virtuelle devenir complètement opérationnelle.