Tesla : son poids-lourd électrique annonce une autonomie de 800 km

Publié le 19 novembre 2017 à 07h00 | Mathieu PARAIN | 3 minutes

Attendu fin 2019, le poids-lourd électrique de Tesla offrira une autonomie de 800 km et pourra faire le plein en 30 mn sur un nouveau réseau de charge baptisé MegaChargers

Attendu fin 2019, le poids-lourd électrique de Tesla offrira une autonomie de 800 km et pourra faire le plein en 30 mn sur un nouveau réseau de charge baptisé MegaChargers

Jeudi à Hawthorne, près de Los Angeles, le constructeur américain Tesla a enfin dévoilé son camion tout-électrique. Baptisé Tesla Semi, le prototype est doté de 4 roues indépendantes et autant de moteurs. Mis en production fin 2019, l’engin peut rouler sur une distance de 800 km entre deux charges pleines et affiche des accélérations de GTi.

 

Autonomie de 800 km 

Chose promise, chose due. Tesla a enfin dévoilé son très attendu camion électrique après en avoir repoussé la présentation à plusieurs reprises. Il s’agit d’un semi-remorque aux lignes futuristes qui a été doté par le constructeur d’une autonomie de 800 km chargé à son poids maximal et à vitesse d'autoroute (105 km/h). La firme de Palo Alto n’a toutefois pas dévoilé la capacité totale de la batterie Lithium-Ion de cet imposant engin doté d’une charge utile de 40 tonnes.

« Nous avons conçu le camion Tesla pour qu'il soit aérodynamique comme une balle », a déclaré Elon Musk, co-fondateur et Pdg de Tesla, lors de la soirée de présentation de son poids-lourd, qui s’est déroulé au siège de Space X, société appartenant également à l’entrepreneur milliardaire, à Hawthorne, près de Los Angeles. Le coefficient de pénétration dans l’air (Cx) du nouveau camion a été annoncé à 0.36, soit presque deux fois moins qu’un camion diesel conventionnel.

 

4 roues indépendantes et 4 moteurs

Le semi-remorque, aux 4 roues indépendantes et autant de moteurs, détonne par rapport aux camions traditionnels par son profil, ses lignes épurées et sa carrosserie aux couleurs sombres métallisées. M. Musk soutient par ailleurs que l’engin est capable d’effectuer, à vide, le 0 à 100 km/h en 5 secondes seulement.

Côté cabine, le Tesla Semi place le conducteur en position centrale pour offrir davantage d’espace et une meilleure visibilité sur la route. Un second siège rabattable permet d’installer un deuxième passager. En revanche, il n’y a pas de système de couchage prévu, ce qui confirme que ce poids-lourd s’oriente davantage sur des applications « courtes distances », avec retour au point d’origine dans la journée. On note également la présence de deux écrans tactiles de part et d’autre du volant, tandis que les portes accueillent des vitres incassables. « Un petit détail qui a son importance pour les professionnels », a souligné M. Musk.


 

Fonction de platooning

Grâce à son dispositif de conduite semi-autonome Autopilot, proposé comme un équipement standard, le Tesla Semi pourra intégrer une fonction de platooning. Redoutée par les syndicats de chauffeurs routiers, cette fonction permet à des véhicules sans conducteur de suivre automatiquement un véhicule « leader », le seul à être doté d’un conducteur, qui se trouve en tête de convoi.

Pour la recharge, le camion tout-électrique de Tesla devra passer par de nouvelles bornes. Baptisées MegaChargers, celles-ci pourront offrir une autonomie d’environ 640 km en 30 minutes de charge. « Comme 80 % des trajets font moins de 400 km, cela veut dire qu'on peut aller à sa destination et revenir sans recharger », s'est félicité Elon Musk.

Si « le coût d'un camion est extrêmement important », a remarqué ce dernier, il n’a pourtant pas révélé le prix de son semi-remorque électrique, précisant toutefois que sa production commencera fin 2019. En attendant, l’ancien co-fondateur de PayPal doit affronter les difficultés liées à la montée en charge de son appareil de production. Des faiblesses qui nuisent à la familiale Model 3 dont le calendrier des livraisons n’est pas respecté depuis juillet dernier, date de sa mise en production initiale.

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Mathieu PARAIN

Mathieu PARAIN

Passionné par les motorisations alternatives et attentif à l’impact des normes d’émissions sur le secteur automobile, Mathieu a débuté sa carrière de journaliste en Suisse avant de rejoindre la place de marché dédiée aux véhicules électriques et hybrides.