Hausse du gasoil : et si vous troquiez votre diesel en 2018 ?

Publié le 25 septembre 2017 à 21h00 | Fabrice SPATH | 3 minutes

Le gouvernement a confirmé une hausse de 10 % de la taxe sur le gasoil au 1er janvier, une politique destinée à détourner les automobilistes des véhicules diesel

Le gouvernement a confirmé une hausse de 10 % de la taxe sur le gasoil au 1er janvier, une politique destinée à détourner les automobilistes des véhicules diesel

Le gouvernement a confirmé une hausse de 10 % de la taxe sur le gasoil qui entrera en vigueur le 1er janvier 2018. Pour un plein de 50 litres, l’augmentation à la pompe sera d’environ 3,8 euros. Taxé à un rythme moins soutenu, le litre d’essence sans-plomb connaîtra en moyenne une hausse de 3,9 cents. L’occasion de se pencher sur les alternatives hybrides et électriques et de profiter des aides à l’achat.

 

10 % d’augmentation de la taxe sur le gasoil

Selon le quotidien Les Echos de ce jour, les taxes perçues par l’Etat sur le gasoil augmenteront de 10 % en janvier prochain. Une information confirmée quelques heures plus tard sur RMC par Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement. Une hausse de 10 % qui représentera un surcoût d’environ 3,8 euros pour un plein de 50 litres liée à l’augmentation de la taxe sur la consommation des produits énergétiques et celle de la taxe carbone. Les propriétaires de véhicules diesel ne seront pas les seuls touchés, M. Castaner confirmant par ailleurs le durcissement de la fiscalité portant sur les modèles à motorisation essence. Même si le rythme concernant la hausse de la taxation sur l’essence sans-plomb sera moins soutenue, le surcoût à la pompe sera d’environ 1,9 euros pour un plein de 50 litres (SP95 ou SP98).

Renault ZOE 

Rééquilibrage fiscal gasoil-essence

Amorcé en 2015 par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, le rapprochement du traitement fiscal entre les deux carburants se poursuivra jusqu’à la fin du quinquennat du Président Macron en 2022, date à laquelle le rééquilibrage sera finalisé. Une politique qui vise principalement à encourager les automobilistes français à se détourner progressivement du diesel au profit de l’essence mais aussi des motorisations alternatives. Tandis que les ventes de véhicules carburant au sans-plomb ne cessent de croître, le marché des hybrides et des électriques connaît également une belle réussite en France. Si les modèles à double motorisation essence-électrique ne bénéficient plus d’aucune aide à l’achat depuis le début de l’année, il n’en demeure pas moins l’un des segments les plus dynamiques (lire notre article En août, la France se repose et les hybrides Toyota bondissent).

 

Bonus et prime à la conversion

Les véhicules électriques et hybrides rechargeables ont en revanche toujours droit à un bonus « écologique ». 6 000 euros pour les premiers contre 1 000 euros pour les seconds. Et pour les acheteurs qui disposent d’un vieux véhicule diesel (avant 2006), la prime à la conversion ou Superbonus atteint respectivement 4 000 euros et 2 500 euros. Cumulable avec le bonus, cette aide sera profondément remaniée au 1er janvier 2018, concernera la destruction de vieux véhicules essence (lire tous les détails à ce sujet) mais également l’achat de véhicules d’occasion. Un coup de pouce financier qui devrait encourager un nombre croissant de Français à se détourner du gasoil – un carburant pourtant longtemps avantagé et encouragé par l’Etat – au profit de modèles plus vertueux et plus économes.

Fabrice SPATH

Fabrice SPATH

Cofondateur du site, Fabrice roule en électrique la semaine et en hybride rechargeable le week-end. Après être passé par la case ingénierie chez des constructeurs et équipementiers outre-Rhin, il collabore régulièrement avec la rédaction et travaille au développement de la place de marché.