Voitures électriques : leurs ventes supérieures aux thermiques en 2040 ?

Publié le 11 mai 2017 à 08h00 | La rédaction | 3 minutes

Selon une étude de la banque Morgan Stanley, les ventes de véhicules électriques seront supérieures à celles des véhicules thermiques à l’horizon 2040

Selon une étude de la banque Morgan Stanley, les ventes de véhicules électriques seront supérieures à celles des véhicules thermiques à l’horizon 2040

Selon les analystes de la banque Morgan Stanley, la vente de véhicules électriques devrait surpasser celle des moteurs à combustion interne à l’horizon 2040. Une prévision qui, selon des spécialistes, s’avère bien trop conservatrice.

 

Une pénétration 51 % à l’horizon 2040

Derniers à partager leurs prédictions sur le scénario où les ventes des véhicules électriques et hybrides rechargeables seront supérieures à celles des voitures à moteurs thermiques, les analystes de Morgan Stanley affirment qu’en l’espace de seulement 23 ans, les premiers prendront le leadership sur le marché du neuf. Dirigée par Harald C. Hendrikse, Adam Jonas et Victoria A Geer, l’étude de la banque américaine décrit deux scénarii. D’abord, la pénétration des voitures électriques sur le marché automobile mondial devrait être de 16 % d’ici 2030 puis accélérer jusqu’à 51 % en 2040 pour arriver à 69 % dix ans plus tard. Cela signifie que d’ici à 2050, un milliard de véhicules 100 % électriques seront mis en circulation à l’échelle mondiale. Le second scénario, basé sur une réglementation visant à accélérer la réduction des émissions, est bien plus optimiste avec 60 % de pénétration à horizon 2040.

Voiture électrique 

Analyses trop conservatrices

Mais selon nos confrères canadiens du site Electrek, « la plupart des prévisions sont trop conservatrices. Par exemple, les analystes de Bloomberg Energy sont encore moins optimistes que leurs confrères de Morgan Stanley en tablant que seuls 35 % des ventes mondiales de voitures seront électriques d'ici 2040 ». Cependant, avec la baisse constante du coût des batteries, les modèles « zéro émission » devraient d’ici peu afficher des tarifs similaires à ceux de leurs équivalents à combustion interne. Une fois cette parité atteinte, les acheteurs ne devraient a priori plus avoir de raison d’acquérir de voitures à moteurs thermiques et les constructeurs n’auront d’autre choix que d’allouer une grande partie de leurs investissements aux véhicules électriques. « Sur la base des tendances actuelles des coûts des batteries et des investissements actuels dans les véhicules électriques, nous pensons que le point de bascule interviendra entre 2020 et 2025 » ajoute le site.

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AUTONOMIE : si Tesla fait la course en tête concernant l’autonomie réelle sur une seule charge, l’ensemble des constructeurs impliqués sur le marché du véhicule électrique font croître la capacité des batteries de leurs modèles. La citadine Renault ZOE (41 kWh) et la compacte Opel Ampera-e (60 kWh) illustrent parfaitement cette tendance avec des autonomies respectives de 300 et 380 km en conditions réelles d’utilisation.