Etats-Unis : 30 villes se regroupent pour acheter 114 000 véhicules électriques

Publié le 01 avril 2017 à 10h00 | La rédaction | 3 minutes

Pour protester contre les récents décisions fédérales, 30 villes américaines se regroupent pour faire l’acquisition de 114 000 véhicules électriques

Pour protester contre les récents décisions fédérales, 30 villes américaines se regroupent pour faire l’acquisition de 114 000 véhicules électriques

Outre-Atlantique, 30 villes se regroupent pour faire l’acquisition de 114 000 véhicules électriques, dont le coût total pourrait s’approcher des 10 milliards de dollars. Un pied-de-nez aux propos et décisions anti-environnement du président Donald Trump.

 

Un total de 114 000 véhicules électriques

Des élus issus de 30 villes américaines veulent acquérir ensemble des voitures électriques afin de renouveler leurs flottes municipales respectives. La commande pourrait porter sur 114 000 véhicules. En cas d’accord entre les responsables politiques et les industriels, l’achat d’une nouvelle flotte pourrait coûter près de 10 milliards de dollars, selon les estimations réalisées par Bloomberg New Energy Finance. Mais, pour l’heure, les villes veulent d’abord savoir si les constructeurs sont réellement en mesure de fournir la centaine de milliers de véhicules qu’elles souhaitent commander. Parmi ces villes américaines, certaines demandent aussi aux fabricants d’élaborer des modèles adaptés à ce qui pourrait être le(s) futur(s) possible(s) de la ville, comme par exemple imaginer des véhicules de pompiers dotés de chaînes de traction électrique.

Voiture électrique Etats-Unis 

Les élus locaux se dressent contre Donald Trump

Cette initiative d’élus locaux en faveur des véhicules électriques prend clairement le contre-pied de la tendance anti-normes environnementales qui existe depuis peu au niveau fédéral, surtout en matière de transport. Le président Trump a en effet réitéré à plusieurs reprises qu’il voulait modifier les règles qui pourraient pénaliser les constructeurs automobiles américains et menacer des emplois dans son pays, à l’instar de la norme CAFE (Corporate Average Fuel Economy) adoptée sous l’administration Obama et devenue l’une des cibles préférées du nouveau président. Par cette commande, inédite en termes de volume, les élus américains veulent montrer aux industriels que la demande de véhicules électriques est un phénomène durable et robuste aux Etats-Unis, et ce, quels que soient les changements d’orientation qui interviennent au niveau fédéral. « Peu importe ce que le président Trump fasse ou ce qui se passe à Washington, les villes continueront à faire figure de chef de file en matière de lutte contre le changement climatique », a ainsi affirmé Matt Petersen, l’un des nombreux responsables qui promeuvent le changement en faveur de l’électrique dans les villes américaines.

Voiture électrique : va-t-elle détruire des emplois par milliers ? 

Des villes enthousiastes, des particuliers récalcitrants ?

Alors que les élus américains se montrent enthousiastes vis-à-vis des véhicules électriques, leurs concitoyens, eux, continuent d’afficher une attitude toujours plus ou moins sceptique. Myron Ebell, de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), est l’un de ceux qui n’hésitent pas à dénoncer cette posture de réserve, encore très courante chez les particuliers. Le responsable pointe également du doigt les concessionnaires automobiles, qu’il accuse au même titre que ces derniers de vouloir freiner le développement des voitures électriques. Wade Newton, un porte-parole de l'Alliance des constructeurs automobiles, déclare de son côté que les industriels ont déjà fait plus que leur part dans la promotion de l’électrique et des véhicules hybrides. La balle serait-elle dorénavant dans le camp des consommateurs ?